‹ Œuvres de Fermat (volume 3)Chapitre 235 sur 259 · SAMEDI G MAI 1G · texte numérisé non relu

SAMEDI G MAI 1G

(D.,-iir, 52.)

Monsieur,

No croyez pas (|iie ce soit à dessein de troubler la paix que vous présentez à fous les Descartistes, que je prends aujourd'hui la plume ;i la niaiii. Les conditions sous lesquelles vous la leur offrez leur sont trop avantageuses, et à moi en particulier trop honorables, pour ne la pas accepter; e( si tous ceux qui ont jamais eu des démêlés avec leur maître étoieiit aussi sincères que vous, vous la verriez bientôt établie partout au contentement de tous les partis.

11 y avoit encore deux sortes d'esprits à satisfaire au sujet de la réfraction :

Les uns, peu versés dans les Mathématiques, qui ne pouvoient comprendre une raison prise de la nature des mouvemens composés, et vous leur avez fait entendre raison, en leur proposant un autre principe plus plausible en apparence et plus proportionné à leur portée, à savoir (|ue la nature agit toujours par les voies les plus courtes et les plus simples;

Les autres qui y étoient trop adonnés et qui ne pouvoient se rendre aux raisons pures et simples de la métaphysique, qu'il faut pourtant nécessairement joindre avec celles-là pour leur donner la force de la conviction, et vous leur avez ôté cet obstacle en conduisant votre principe par un raisonnement purement géométrique.

Kl comme ces deux sortes de personnes étoient sans doute beaucoup |)lns (Ml nombre que les autres, vous méritez aussi sans difficulté une |diis Lcrandc part dans la gloire (jtii est due à une si belle et si importante découverte.

Je ne vous l'envie |)oiiit. Monsieur, et vous promets de le publier

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