‹ Œuvres de FlorianChapitre 144 sur 285 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

Arlequin cadet, h Nérine.

La foi que vous m'avez promise ,

Ne la dois-je qu'à votre erreur?

Trop souvent c'est une méprise ,

Lorsque Ton croit être au bonbeur.

Dissipez ma frayeur extrême

En me promettant de nouveau

Que vous m'aimerez pour mownême,

Et non pas comme son jumeau.

TWâtre. I. 21

NEniJîE.

Éloigîîez de vaines alarmes, L'hymen unira nos deux cœurs .* D7un rival vous avez les charmes , Mais vous n'avez pas ses rigueurs.

Pour fixer mon âme incertaine , L'amour me prête son flambeau ; A l'aimer je perdis ma peine , Vous ne serez pas son jumeau.

aiilequin, h Rosette.

Souviens-toi bien de l'imposture Qui pensa faire mon malheur :

En amour la moindre piqûre Blesse profondément le cœur.

Si jamais un amant fidèle , Brûlant d'un feu toujours nouveau , Te jure une ardeur éternelle, Prends-y garde , c'est mon jumeau.

bosette, au cadet.

Mon ami, devenez mon frère,.

L'amitié vaut bien les amours ; Et si votre sœur vous est chère , Je vous reconnaîtrai toujours.

(« Arlequin) Je devais me laisser surprendre , L'amour n'a-t-il pas un bandeau ?

Si mon cœur a pu se méprendre , Ce n'était que pour ton jurileau.

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