‹ Œuvres de FlorianChapitre 176 sur 285 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

ABLEQUIW.

Non , non ; c'est mon habit de la veille.

MATHUHINE.

Ta mère sort de chez moi ; elle savait déjà la folie que tu as faite , et elle est allée chez le capitaine pour acheter ton congé.

aiilequin-.

Elle a raison , ma mère , car voici mon colonel , et je quitte le capitaine pour suivre le colonel. Je sais ce que c'est que la subordination.

M AT h uni SE.

Ce n'est pas tout., Voici un titre avec lequel je pouvais ruiner ta bonne mère et toi-même.! Tant que tu le saurais dans mes mains , tu te croirais obligé de m'aimer pour que je n'en fisse pas usage. Il faut que tu m'aimes , comme tu le disais tantôt, seulement pour ton plaisir : tiens , voilà ton titre. ( Elle te déchire.)

DUVAlïJ , :'

Ah, madame!

mat h un IN E.

Un moment; Sais-tu ce qu'il m'en a coûté, ma fille , pour assurer le repos du bon Arlequin , de sa mère , et pour faire avouer à monsieur qu'il ne t'avait jamais aimée? Une promesse de mariage ,. qu'il faudra bien tenir , si monsieur l'exige , après certaines dispositions

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58 LA BONNE WLiSiiii:.

que je veux faire auparavant. Monsieur le tabellion, écrivez que, par-des6us la dot qui revient à ma fille , je lui donne dès aujourd'hui tout ce que je possède dans le monde , tout ce que je pourrai jamais posséder; que je me remets entièrement à sa disposition : et expliquez cela de manière qu'il soit aussi clair que tout mon bien est à ma fille comme il est clair qu elle a tout mon cœur.

J.UCEIXE.

Ah, ma mère!

MATHURItNE.

Laisse-moi sparier,. (ADuvad.) A présent, monsieur, qu'Une me reste plus que les appas qui vous ont séduit , si vous voulez ma main , vous n':avez.qu',àdir,e , je subirai mon sort» Mais notre .fortune dépendra de mademoiselle Lucette; c'est à elle à me faire une dot pdur me forcer à un mariage que je déteste, demandezlui donc ses intentions ; voilà ma mère. du val.

Madame, il m'est impossible de vous exprimer à quel point cette plaisanterie T là m'enchante. Je suis ravi d'v être pour quelque chose. Je vous- rends votre promesse. En vous épousant, nous serions tous deu* malheureux; en ne vous épousant pas , nous sommes tpus les quatre contens : il n'y a pas de com-

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