LA BREBIS ET L'AGNEAU
Use brebis tin jour disait a son agneau r
Mon fils , je suis toute saisie En songeant aux dangers qui menacent ta vie : Tout le monde t'en veut ; le maître du troupeau
Attend que tu fasses envie A quelque. bon boucher, autrement dit bourreau, Qui nous prend , nous achète, et, sans cérémonie,
De sang froid vient nous égorger.
Son confrère le loup t'épie ,
Comme lui voulant te manger.
Enfin contre mon fils tout à la fois^conjure ; Tu vois le jour à peine, on va te le ravir; Et , plus vieille que toi , je: te verrai mourir,
Contre l'ordre de la nature.
Hélas ! répond l'agneau , c'était un de mes vœux : Mourir jeune n'est pas un destin si contraire :
Je serais bien plus malheureux
Si je survivais à ma mère.
A;hl ma mère! cette fable mo plaît* beaucoup;: jjB suis le frère de cet agneau-là.
MARCELLE
Celui qui l'a fait ainsi parler t'avait sûrement entendu» Mats laisse ton livre , moi* ami 7