‹ Œuvres de FlorianChapitre 238 sur 285 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CHLOÉ

Quoi ! vous pensez qu'en sacrifiant ces oiseaux je pourrais obtenir la santé de Ménalque ?

lysis. ;

C'est le plus sûr moyen. r

CHLoé, regardant les tourterelles,

O malheureuses tourterelles* il vient de vous condamner à la mort. Hélas! j'avais espéré, j'avais promis de ne jamais me séparer de vous : mais il s'agit du père de Myrtil , du bienfaiteur de ma mère : aucune promesse, aucun sentiment ne peut balancer la reconnaissance. Pauvres oiseaux, je vous pleure; mais je ne puis vous sauver.

lysis.

Hé bien , etes-vous décidée?.

CHLOÉ

Oui , sans doute , je le suis.

LYSIS

Le mal presse, ne perdons pas un moment, venez avec moi immoler ces tourterelles.

CHLOÉ

]\on,Ly sis , non : épargnez-moi ce spectacle ; il est trop affreux pour moi. Voilà mes tourterelles , je vous les livre : tuez-les, puisque leur mort peut sauver Ménalque; mais permettez-moi de n'être pas présente , permettez-;

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tS* MYRTIL ET CHLOÊ.

moi d'aller pleurer loin de l'autel.... (Elle pleure») Si vous saviez combien ces oiseaux me sont chers, si vous saviez qui me les a donnés , et la promesse que j'ai faite. . . . . Mais l'Amour le sait, l'Amour lit dans mon cœur; et plus ce sacrifice est. douloureux, plus sans doute il doit être utile au père de mon ami...': Adieu , Lysis', je vous quitte : je ne puis retenir mes larmes, ma douleur troublerait vos

prières Adieu, vous aussi, malheureux

oiseaux, vous qui deviez rester toujours.... adieu , vous ne souffrirez pas plus que je souffre. (EUe baise tes to arter elles r les remet à Lysis, et sort.)

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