SCÈNE I
ALAMÏR, ZÉLIE.
ALAMIH
ir oubquoi raë dérober tes larmes?
Je dois tout partager, jusç^'au moindre soupir.
Ne suis-je plus cet Alamir À qui tu confiais tes plaisirs, tes alarmes ? Tu ne. m'aimes donc plus?
ZÉLIE
Ah ! je n'aime que toi?
Mais je crains. ...
ÀLÀMIB.
Que crains-tu?
ZÉLIE
Mon ami , laisse-moi. C'est peut-être en vaifl que je tremble ; A quoi bon te donner dès chagrins superflus?
ÀLÀMIR.
Et comptez- vous pour rien de s'affliger ensemble ?
ZÉHE.
Aïajnir. ...
ALAMIR
Dis-moi tout , ne me résiste plus
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188 LE BAISER. r .1
ZÉLIE
Air.
Non, non , tes prières sont vaines ; Ne cherche pas à m'attendrir :
Quand je puis t 'épargner mes peines , Je crois 'alors n'en plus souffrir.
Souvent ma triste prévoyance S'alarme de maux incertains : .
Partageons toujours l'espérance , Mais laisse-moi tous les chagrins.
AIÀMIB.
Quels que soient ces chagrins, sois sûre, ma Zélie>
Que l'amour saura les calmer :
Ce sont les peines de la vie Qui nous font mieux sentir le bonheur de s'aimer.
Oui ; mais j'avais promis de garder le silence ;
Cependant je vais t 'obéir ;
Avec loi l'on ne peut tenir Que les sermens d'amour et de constance.
Tu sais que , depuis notre enfance ,
Destinés à nous voir époux, Nos premiers sentimens , nos plaisirs les plus doux ,
Furent l'amour et l'espérance.
ALAMIR
Qui pourrait troubler les beaux jours
Que notre heureux sort nous destine ?
Tous deux nous dépendons de ma mère Azurine ;
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