‹ Œuvres de FlorianChapitre 248 sur 285 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Elle a vu naître nos amours ; Elle veut nous unir.

ZÉLIE

Sa bonté vigilante Prépare et veut notre bonheur.

Mais tu connais ce cruel enchanteur Dont le nom seul inspire l'épouvante.

Phanor

ALÀMIfi.

Hé bien?

ZÉLIB.

Il demande ma main.

Ta mère, de frayeur saisie,

A voulu lui répondre en vain

Qu'à toi l'amour m'avait unie.

Que m'importent, dit-il, les projets d'Alamir? A moi seul dès long-temps Zélie est destinée. Demain je reviendrai pour ce grand hyménée ; Et malheur au rival que j'aurais à punir 1 Il est parti.

ALAMIB.

Demain sera donc la journée Où je n'aurai plus qu'à mourir.

ZÉLIE

Calme-toi , mon ami ; notre mère est allée Consulter sur notre destin Cette vieille et savante fée Dont l'oracle est toujours certain.

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Attendons son retour ; cet .oracle infaillible Rassurera ton âme trop sensible.

Baô.

ALÀMIH.

Je n en croirai (ftie ton cœur Sur le destin de ma vîe.

Ne doute pas de mon cœur, Il est à toi pour 1a 'frite.'

ALAMIB.

Est-il à moi ?

ZÉLIE

Il est à toi , Il est à toi. pour la vie.

.ALA.MIK.

T'adorer fait mon bonheur.

ZÉLIE

Te plaire est ma seule envie.

ÀLAMin.

Phanor ne peut rien contre moi, Si tu penses toujours de même.

ZÉtlE.

Toujours t'aimer, voilà ma loi, Mon plaisir et mon bien suprême.

Mais, hélas!

ALAMIB.

Quelle est ta frayeur?

EELÏE.

Cet oracle....

SCÉffB h 191

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