‹ Œuvres de FlorianChapitre 256 sur 285 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ZÉLIE, AEÀMIR.

(Ils restent un moment en silence.)

ALAmib, d'un ton doux.

V o us êtes en courroux ?

ZÉHE.

Ouï.

. ALAMIB.

. Souffrez 9 ,xnon amie . . .

Votre amie! aujourd'hui, ce nona n'ett pas le miea

ALAMIB.

Daignez m'ecputer. . . .

ZBLIE.

; Nori, ne me dites plus rien , L'oracle le /défend ; et moi, je vc(us en prie.

ALAMIIl

Zélie , on ne sait point aimer Quand on n'a pas un peu de jalousie.

ZZLIE.

Alamir, un jaloux ne sait pas estimer.

ALAMIIl.

Comment?

ZÉLIE

Je n'ai rien dit.

( II se fait encore un moment de silence,)

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2oo LE BAISER.

ALAMIR

À peine l'hyménée Nous rend époux , que nous voilà brouillés.

ZELIE.

Tant mieux ; c'est le moyen de passer la journée Sans manquer au serment.

ALAMJC.

Puisque vous le voulez, Je conviens que j'ai tort ; mais vous seriez cruelle, Si vous me refusiez un pardon généreux : Wavons-nous pas assez, dans ce jour dangereux, De la loi qui nous cause une gêne mortelle ? Ah î ce n'est qu'aux amans heureux Qu'il est permis d'être en querelle.

Mais pourquoi douter de ma foi ?

Votre raison devrait. ... '

ALAMIB.

La raison ? mon, amie, J'ai bien du malheur avec toij Nous disputons toute la vie, Et jamais la raison ne décide pour moi.

ZÉLIE

Ton air humble et ta modestie Seront d'inutiles détours.

Crois-moi , restons brouillés.

ALAMIR, prenant sa main.

Le pourrais-tu , Zélie ?

zélie, avec effroi.

Et l'oracle, Àlamir!

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