SCÈNE V. . „ loi
àiamib, s% éloignant précipitamment.
Oh ï j'y pense toujours, Et surtout à présent que ma mère est sortie.
Voici l'instant de l'observer :
C'est sûrement pour m'éprouver Qu'aujourd'hui tu parais mille fois plus jolie. Mais je veux oublier que j'ai reçu ta foi , Je ne veux plus parler ni m'occuper de toi :
Tu verras ma sagesse extrême.
ZE1.IE
Malgré tes projets, mon ami , Je crains dans un moment de te revoir le même. Tiens , va t'asseoîr là-bas , je vais m'asseoir ici : Nous causerons bien mieux.
( Elle place deux fauteuils aux deux extrémités du
théâtre.)
A là Min, s'asseyant.
C'est pousser la prudence Àssurémefit bien loin. Mais , n'importe , voyons ; Tu n'as qu'à 'décider ce dont nous parlerons ; Je veux au même point pousser l'obéissance.
zénE.
Oh ! nous pouvons parler de ce que tu voudras, Pourvu que tu n'approches pas ; C'est la seule loi que j'impose.
Si tu m'en crois pourtant, jusqu'à la fia du jour Nous ne parlerons pas d'amour.
A.LAMIR.
Je le veux bien , sotf , parlons d'autre chose. [Il se fait un long silence, pendant lequel Alamir
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ao2 LE BAISER.
et Z elle se regardent et détournent la tête en témoignant leur embarras,) J'écoute aa moins.
Moi , mon- ami . j'attends.
'àlàmir.' Mais je ne sais parler que de mes sentimens, Et tu ne le v^ux pas.
(Il se lève.) zélie, se levant aussi.
Je t'arrête bien vite.
Mon cher ami , laissons là ce discours. Il pourrait finir mal, nous pleurerions ensuite. ' • Tâchons d'oublier nos amours :
H faut chercher à nous distraire.
Seule avec toi, je crains également
Et de parler et' dé me taire ; Je vais chanter : ttf m'as dit si souvent Que c'était par ma voix <rue j'avais su te plaire!
' Écoute-moi.
( tille te fait asseoir , et va s'asseoir h sa place, ) ÀLAMIB.' ' T'entendrai -je d'ici?
ZÉLÏÈ.
Oh ! n'approché pas , mon ami , Ou je vais retrouver ma irïére.
Air. "
Quasd le papillon, amoureux De la timide sensitive ,'•■ '
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