‹ Œuvres de FlorianChapitre 267 sur 285 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

blanche, appelant Lubin* Lu bis, Lubin... Comment! ilne veut pas m'en tendre! Il me boude , je crois.

VERMEILLE

Cela se pourrait bien ; Colin est son ami.

BLANCHE

Ne vas-tu pas encore Me parler de Colin, me dire qu'il m'adore?

Tu ne peux me reprocher rien :

Je n'aurais cl) ange de ma vie , Si j'avais pu guérir les soupçons de Colin. Mais , tu le sais , ma sœur, l'extrême jalousie , Qu'on supporté d'abord, nous- offense à la fin.

VBBMEILLE.

Et tu veux devenir1 légère Pour prouver qu'on a tort de soupçonner ta foi ?

BLANCHE

Eh I non , ma sœur.

vèbmeï£lë^

Blanche, sois plus sincère :

Crains-tu dé rougir avec moi ?

Je suis ta sœuiv et ma teàxfrêsse T'excusera toujours en donnant son avis. De quoi serviraient les amis, S'ils ne pardonnaient la faiblesse ?

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BLANCHE

Hé bien , ma sœur, je vais te raconter L'événement heureux dont je t'ai fait mystère; Je craignais tes conseils et ton humeur sévère : Pardonne , et daigne m'écouter.

Romance.

L'autre jour, au bord d'un ruisseau, Je m'endormis sur l'herbe tendre ; Mon chien veillait à mon troupeau, Mon chien ne pouvait me défendre.

Bientôt, aux accens les plus doux, Je m'éveille toute surprise ; Je vois un prince à mes genoux Qui me dit d'une voix soumise :

« Vous qui devez donner des lois « Dans les palais comme au village, « Ètes-vous la nymphe des bois « A qui tout chasseur doit hommage?

« Pablez, daignez me rassurer 2 « Si vous n'êtes qu'une bergère , « Sans cesser de vous adorer, « J'oserai prétendre à vous plaire. »

• Ma sœur, c'était le souverain Qui règne sur cette contrée.

Juge quel sera mon destin , Si de lui je suis adorée,

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