‹ Œuvres de FlorianChapitre 50 sur 285 · SCÈNE L n · texte numérisé non relu

SCÈNE L n

heur m'est aussi cher que le mien ; car je ne sais pas pourquoi Ton s'intéresse toujours à ceux qui ne sont bons qu'à nous donner du chagrin : croyez-moi , suivez mes avis , vous réussirez.

CLÉÀNTE.

Je ne demande pas mieux : que faut - il faire?

SERINE

Commencez par aller écrire à votre colonel, et demandez un mois de délai* Pendant ce temps je me charge de vous faire expliquer, vous et mademoiselle Nisida. ( Cléante la regarde, et ne sort point.) Allez donc , ne perdez pas de temps. Faut-il que ce soit moi qui écrive à votre colonel ?

CLÉANTE

Comme tu es vive ! Attends un moment. . . . hé ni SE.

Il n'y a point à attendre , allez écrire ; reposez-vous sur moi du reste , et reprenez cette gaité charmante qui vous fait aimer de tout le monde. Songez que c'est aujourd'hui la fête 'de votre maltresse; occupez-vous du bouquet, du compliment que vous devez lui faire. Je veux bien me charger de tout ce que vous trouvez de difficile ; mais j'exige que vous

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Ii4 LE BON PÈRE.

soyez très aimable , parce que cela vous est

fort aisé.

CLÉANTE

Je ne ie serai jamais tant que toi ; mais du moins je t'obéirai aveuglément.

( 11 lui baise la main et sort. Arlequin paraît, et voit Ctéante baiser la main de Nérine*

Arlequin doit être en habit de velours noir f veste de drap d'or, perruque a trois marteaux , culotte et masque d'Arlequin. )

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