SCÈNE IL n
NÉ RI NE
Elle est rieufer mée dan? son cabinet -9 depuis quelque temps elle aime beaucoup à être seule.
arlequin.
11 ne faut pas la déranger. Crois-tu qu'elle se doute de la petite fête que je lui prépare pour ce soir?
BÉBINE.
Je ne le crois pas , ;monsieuj.\
ARLEQUIN
Nos musiciens viendront-ils ?
NÉRINE
Ils doivent être ici de bonne heure , et je les ferai cacher dans le petit salon , pour que mademoiselle Wisida ne puisse pas les voir.
ARLEQUIN
C'est bien. £ 'important est que ma fille ne s'attende a rien, et qu'en sortant de table elle trouve le salon tout en fleurs, tout en lumières , avec une musique terrible , et son nom écrit partout en guirlandes. Ensuite }ç$ marchands entreront, et tu auras soin de faire porter dans la chambre de ftUsida tout ce qui aura l'air de lui plaire. Je paierai tout : je suis riche., et je ne (trouve bien ,empk>yé que l'argent dépensé pour ma fille. Avoue que j'ai raison , et que ma Nisida est charmante.
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n6 LE BON PÈRE.
s éhine.
Tout le monde n a qu'un avis là-dessus
ARLEQUIN
C'est qu'elle ressemble à sa mère, ma pauvre Argentine, que j'ai tant pleurée. Hélas ! après vingt ans de mariage , je l'ai perdue au moment où je 'fis ma grande fortune. Nou& n'avions jamais eu qu'une seule querelle, en* core était-ce moi qui avais tort. Tiens, voilà son portrait , voilà tout ce qui m'en reste. .... Ah ! Nérine , ne te marie jamais ; il est si afireux de s'aimer et de mourir l'un après l'autre !
NÉRIWE.
Allons, monsieur, pourquoi vous affliger?... Arleqdih, pleurant.
Ce n'est pas s'affliger que de pleurer ceux que l'on regrette; au contraire, iNerine, j'ai du plaisir à me rappeler ma femme et mes deux petits garçons. Comme j étais heureux quand ils vivaient ! Nous n'étions pas riches ; mais nous avions la paix, la joie et l'amour : avec cela on ne manque pas de grand'chosc. Hélas î ils ont tout emporté.
HÉRINE.
Commentpouvez-vous oublier ce qui vous reste ? L'estime générale , une grande fortune , des amis, une fille unique dont vous devez
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