SCÈNE XTIIL i
le fils de mon bienfaiteur serait pauvre ï Non , mon ami ; non monsieur : je vais tout vous rendre. Mais je vous supplie d'assurer de quoi vivre à ma fille; je mourrais de douleur si je la laissais dans l'indigence ; et , puisque vous êtes le fils du comte de Valcourt , vous ne le souffrirez pas.
CLEANTE.
Votre fille ! ô ciel ! Hé bien , oui , je reprends ma fortune , mais c'est pour la mettre à ses pieds. Et vous , digne et vertueux homme , qui n'hésitez pas à vous dépouiller de vos biens dans la crainte de me voir malheureux ,' je le serai toute ma vie ; et vous n'avez rien fait pour moi , si vous me refusez votre fille !
ARLEQtJt£ïr«
Quoi ! vous voudriez ?
CLÉANTE
Je veux retrouver mon père ; vous seul pouvez le remplacer.
ARLEQUIN
Mais je ne demande pas mieux , et je vais même te dire un secret qui te fera plus de plaisir que d'avoir retrouvé ta fortune (à voix basse)-, c'est que je ne te renvoyais de chez moi que parce qu'elle m'avait avoué qu'elle était folle de toi. "Ne lui dis pas que je te l'ai répété.
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i56 LE BON PÈRE. SCÈHE XVIII.
CJ.ÈACTTE.
Ah ! INisida , vous m'aidez (donc ?