‹ Œuvres de FlorianChapitre 85 sur 285 · LA MARQUISE, DUR VAL · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, DUR VAL

LA MARQUISE

Je vous croyais sorti , monsieur Duryal.

DURVAL.

Je n'ai pas voulu suivre monsieur le marquis, de peur que madame n'eût besoin de moi pendant ce temps-là.

LA MARQUISE

J'ai toujours besoin de vos conseils , vous le savez bien : depuis que je vous ai confié l'éducation de mon fils, je n'ai rien fait sans votre avis , heureusement pour moi.

Hosted by

i68 JEANNOT ET COLIJ&

DU UVAL.

Mon zèle et mon attachement m'ont tenu lieu de lumières.

LA MARQUISE

J'ai un grand secret à vous confier. Je vais marier le marquis. Vous savez combien je suis liée avec la comtesse d'Orville ; c'est une veuve, jeune, jolie, et dune des premières' maisons du royaume; elle est cousine du ministre. Madame d'Orville , par amitié pour moi, et pour achever de liquider ses biens, épouse le marquis , et lui apporte pour dot la promesse d'un régiment. J'ai conclu hier ce mariage. Vous ne pensez pas que mon fils y ait la moindre répugnance ?

durval.

Madame , je craindrais que le mot de mariage n'effrayât son goût trop vif pour l'indépendance et la dissipation : mais le plaisir d'être colonel l'emportera sur tout.

LA MARQUISE

Je ^espère , monsieur Durval. Ce n'est pas la seule affaire qui m'occupe : ayez-vous été chez mon avocat?

duîival..

Oui, madame ; votre procès est sur le point d'être jugé : mais il m'a chargé de vous répéter que vous n'aviez rien à craindre.

Hosted by

Page 1