ACTE I, SCÈNE V, i
' SCÈNE. V
COLîN, COLETTE, LA MARQUISE.
LA MARQUISE
Eh! bonjour, mes enfens; je ne m'attendais guère à votre visite. Par quel hasarcl êtesvous à Paris?
CQLIttf.
Les affaires de mon commerce m'y ont appelé , madame ; m&( sœur a voulu être du voyage. Nous sommes ici pour bien peu de temps ; mais nous n'en partirons point sans avoir vu notre bon ami Jean. . . . monsieur le marquis.
LA marquise, à part.
Son bon ami! l'impertinent! (Haut.) Mon fils est sorti , je crois.
colin.
Oui , madame ; on nous l'a dit : nous ne sommes pas fâchés que notre première visite soit pour vous toute seule.
Comment ,- Colin ! tu me fais des complimens ! Mais dis-moi ce que tu viens faire ici. Je m'en doute; tu as compté sur ma protection : si je le peux, je te rendrai service. Et ton vieux père, comment se porte-t-il?
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ifîd JEÀNNOT ET COLIN.
COLIH.
l'ai eu le malheur de le perdre, madame : je suis à présent à la tête de sa manufacture ; et mes affaires vont assez bien pour que je ne sois venu chercher dans votre maison que le plaisir de vous voir.
LA MARQUISE
Tant mieux pour toi , mon enfant. Ta sœur a l'air bien triste. Paris ne la réjouit pas.
COLETTE
Non, madame : j'espère le quitter bientôt.
LA MARQUISE
Vous ferez bien; cette ville-ci est dangereuse à votre âge. Adieu : je ne me gêne pas avec vous , j'ai besoin d'être seule : nous causerons plus long-temps une autre fois.
(Colin et Colette la saluent : elle leur fait un signe de tête. ) colin, à part.
Dieu veuille que son fils ne lui ressemble pas 1
(Ils sortent.)