‹ Œuvres de Florian: Les fables, illustrées d'un port. de FlorianChapitre 21 sur 54 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

C'est assez, suspendons ma lyre, Terminons ici mes travaux :

Sur nos vices, sur nos défauts, J'aurais encor beaucoup à dire; Mais un autre le dira mieux.

Malgré ses efforts plus heureux, L'orgueil, l'intérêt, la folie, Troubleront toujours l'univers.

Vainement la philosophie Reproche à l'homme ses travers; Elle y perd sa prose et ses vers.

Laissons, laissons aller le monde Comme il lui plaît, comme il l'entend; Vivons caché, libre et content, Dans une retraite profonde.

Là, que faut-il pour le bonheur?

La paix, la douce paix du cœur, Le désir vrai qu'on nous oublie, Le travail qui sait éloigner Tous les fléaux de notre vie; ' Assez de bien pour eu donner, Et pas assez pour faire envie.

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