‹ Œuvres de Fontenelle (volume 2)Chapitre 14 sur 86 · SECTION VII · texte numérisé non relu

SECTION VII

Détails plus particuliers du Tourbillon Solaire.

98. Voici W rapports des distances des six planètes au soleil :

4a THEORIE

Mercure, 5 .

Vénus , 8 .

La Terre , 1 1 .

Mars , 1 8 .

Jupiter , 55.

Saturne , i lo.

Pour changer tout cela en grandeur absolue , il n'y a qu'à savoir que la terre est à 3o millions de lieues du soleil, son demi-diamètre étant de i5oo.

Sur ce pied , Mercure est à i3 millions de lieues du soleil , et Saturne à 3oo millions.

99- C'est le centre de Saturne qui est éloigné à cette distance de celui du soleil ; mais le tourbillon de Saturne a nécessairement encore de plus la distance du cinquième satellite au centre de Saturne , qui est de 900,000 lieues , et peut-être ce petit tourbillon ne finit-il pas là.

100. Mais il est presque certain que le grand tourbillon solaire n'y finit pas, car il faut qu'il enveloppe totalement le petit de Saturne , et assez avantageusement pour lui communiquer tout le mouvement nécessaire. Voilà donc un espace immense occupé seulement par six planètes principales.

10 1. Quoiqu'elles aient toutes des tourbillons (95) , il n'y a nulle apparence que ces lourbillons occupent tout ce grand espace, c'est-à-dire que, rangés en ligne droite, ils se touchassent les uns les autres. Il faudrait qu'ils fussent monstrueux en grandeur, qu'ils débordassent infiniment leurs satellites, quand ils en auraient; et enfin , cela ne servirait qu'à produire quelquefois des frottemens nuisibles au grand équilibre général.

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