‹ Œuvres de Fontenelle (volume 4)Chapitre 238 sur 256 · SCÈNE YIII · texte numérisé non relu

SCÈNE YIII

ÉNÉE

Implacable Junon , est-ce votre colère , Qui de l'objet que j'aime excite les rigueurs? Avez-vous usurpé l'empire de ma mère ?

Disposez-vous des cœurs i*

Je sais que sans pitié vous pouvez mettre en cenrlrn De superbes remparts dont vos Grecs sont jaloux ; Je sais que sur les mers votre bras peut s'étendre, Que les vents et les flots servent votre courroux : Mais du moins en aimant je croyais ne dépendre Que d'un pouvoir plus doux.

Triomphez, Déesse inhumaine.

Je n'avais point encor fléchi sous votre haine ; Mais vous m'aviez su réserver Le seul malheur que je ne puis braver.

Page 1