AUTRES ÉTRENNES
Y.^ ce jour solennel , où de vœux redoublés Plus qu'en tout autre temps les dieux sont accablés , J'ai fait des vœux hardis , et peut-être impossibles ; J'ai demandé des jours occupés et paisibles, Des plaisirs vifs , sans le secours puissant
Du trouble et de l'inquiétude ,
Des biens dont la longue habitude
Eût le charme d'un goût naissant , De la gloire , non pas cette vaine fumée
Qui va se répandant au loin.
Mais cette gloire qn'avec soin
Dans son cœur on tient renfermée.
Tel était mon placet , Jupiter mit au bas. En caractères longs , qu'on ne Hsait qu'à peine :
Renvoyé i^ers l' aimable Ismène ,
Ceci ne vie regarde pas.
SUR DES ÉTREININES
Avancées d'uue année sur l'autre.
Le dieu de l'Hélicon et celui de Cythère, Souverain des plaisirs , sont convenus entre eux ,
DIVERSES. i83
De payer tous les ans à celle qui m'est chèie Un tribut de vers amoureux.
Elle qui n'est pas ménagère , Veut en mil sept cent un manger mil sept cent deux , Et les divinités , faciles à ses vœux ,
N'y savent rien que de la laisser faire. Qu'en arrive ra-t-il? le fond manquera? Non. L'Amour fournit toujours, la source est abondante. Oui, l'Amour, direz-vous , mais pour votre Apollon... Oh ! quand l'Amour le prend d\m certain ton , Il faut, ma foi, qu'Apollon chante.