EN M. DC. XCIX
Li'iGASiftiiiErojâledcs wiences, établie em i€69, «tmt si bM réponda par ses travaux et par ses découvertes aux inteAtîoiis ds roi , que plosieurs aonées après soa établîssemest , sa majesté voulut bien Tbonorer d'une attestiott toute Bowvelle , et lui don» ■er «né seconde naissance encore plus noUe » et poar atosi dire pfav fefte que la pveaiière.
Cette académie avait été formée , à la vérité , par las ordr^ du roî^ oxatssans aucun acte émané de l'autorité royale. L'amour des sciences en faisait presque seul toute^ les lois ; mais quoique le succès eût été beureux , il est certain que pour rendre cette compagnie durable et aussi utOe qu'elle le pouvait être , il fallait des règles pins pi^cises eC pins sévères.
Cest ainsi qu'en jugea le roi , lorsqu'après la guerre terminée par le traité de Riswick , il tourna particulièrement les jeux snr le dedans de son royatune, pour y répandre de ses propres maint , et selon les mes de sa sagesse , les finnts de la paix.
L'académie des sciences ne Ini pamt pas «i objet indigne dt ses regards. ÎSes faveurs povr elle, non interrompues pendant les phf grands besoins de Tétat , étaient empêché les sciences de f'apercevorr parmi nous du trouble qui agitait toute FEurope. Il crut cependant n'avoir pas asset fait , parce qu'il pouvait fiiire encore plus ; et il conçut que ce qni n'avait pas été endommagé par asie si cruelle tempête , devait s'accroître et se fortifier d'ans le calme.
U chargea M. dePbntchavtfain , alors ministre et secrétaire d^é^ taty et depuis chancelier de France, de donner à l'académie des sciences la forme la plus propre à en tirer to«te l'ntîlitd qn'on s en ponvatt promettre.
M. de Pontchartrain, qni, en qualité de seoréuire d'état ayant le département de la maison du roi , était chargé du soin des académies , avait éubli chef de cette compagnie , dqmis quelques années , M. l'abbé Bigaon son neven , et par-là il avait fait aux adences une des phis grandes faveurs qu'elles aient jamaîe reçues d'un ministre.
4© HISTOIRE DE L'ACAI>ÉMIE
M. Tabbë Bignon , qui ayant long-temps présidé à l'acâdémie des sciences , en connaissait parfaitement la constitution , et avait beaucoup pensé de lui-même au moyen d'en faire quelque chose de plus grand et de plus considérable , communiqua se» vues à son oncle , qui de son côté voulut bien y joindre ces mêmes lumières qu'il employait si utilement aux plus importantes affaires de l'état.
De là se forma une compagnie presque toute nouvelle , pareille en quelque sorte à ces républiques dont le plan a été conçu par les sages , lorsqu'ils ont fait des lois , en se donnant une liberté entière d'imaginer et de ne suivre que les souhaits de leur raison.
Le nouveau règlement pour l'académie, dressé par M. de Pontchartrain , fut approuvé par le roi. L'aifaire avait été conduite avec assez de secret , et ce fut une surprise agréable pour la com* pagnie, lorsque le 4 février 1(^99, M. l'abbé Bignon étant venu à
l'assemblée , y fit faire la lecture suivante.