‹ Œuvres de FontenelleChapitre 66 sur 112 · DE MALEZIEU · texte numérisé non relu

DE MALEZIEU

mat fiétid^t 4n p^rlemeal de D^^mbes , tt Tautre ao copit^ de Guiry , l^aultfiaDt-gë^éral «|4 paya d'Aupi» , ft mettre d^ camp de caY^arie. .

DE WEWTON.

lêkkC NBVTe.if na^it le îonr de Noël V. S. de l'a« 164a à. Volftrape , dans la previnee de Lincoln. U sortait de la hranche abée de JeanNenton ^ clwvalier karoBnat » sei^eitr de Volstrope.. Cette aeigneprie était dans la familk depais près de 200 ans. Menievfi Newton a'j étaient transportés de Westbj dans Im, mêmepravince de Lincoln } maia ih étaient originaires de Ke:wtoa éans celle de Lancaftte. La OMre de Newton , nommée Anne Asoengh, éCail: aussi d^mie ancienne iamâle. Elle se remartn après la mort de son premier maii , père de Newton.

Elle inîtsenfib^âgrfdejsans, àlagrandeéccdedeGrantham, et l'en retira an bdni de. quelques annéra , afin qu'il s'accoutumit ée bonne lienre à prendre connaissance de ses aifairas, et ii l«a fopyeraar inK^énfce. Afaiselle le trouva si peu occupé de ce sein -, ai disfteait par les Irrres , qu'elle le renvoya à GranthauL pour y aumt son goût en liberté. Il le satisfit encore mieux ei» passant de là au ceUége de la Trinité dans l'université de Canor bridge , on il fut reçu en 1660 à l'âge de j8 ans.

Peur apprendre les ma thématiques , il n'étudia peint Euolide^^ ^ lui parut trop dair , trop simple, indigne de lui prendre du temps ; il le savait presque avant que de l'avoir lu , et un coup d'oeil snr l'énoncé des tkéorèmes les lui démontrait. Il aanta tout d'un coup à des livres tels que la géométrie de Deseartes e^ les optiques de Kefder. On lui pourrait appliquer ce que Lncaia a dit du Nil , dont les anciens ne cennaissaieat point la source ^ f v'r7 n'a péU M permis aux k&mmea db voir U NUfaàble #4 naissant. Il 7 a des preuves que NeTVton avait fait k d4 ans set grandes découvertes en géométrie y et posé les {bndemens de ses deux eélèbres ouvrages , les principes et l'optique. Si des intellit gences supériaores à l'homme ont aussi an progrès de connais-* sances , elles vêlent tandis que nous rampons } elles suppriment des milieux que nous ne parcourons qu'en nous traînant , lente-» ^nit et avec effi>rt , d'une vérité à une antre qui y touche.

Nteolas Mercator , né dans le Holstein , mais qui a passé sa vie en Angleterre , publia en i6fiS sa logarithmotechnie , oii il don« naît par une suite ou série infinie la quadrature de l'hjrperbole« Alors il parut pour la première fois dans le monde savant une

suite de cette espèce, tir^e de la nature particulière d^une coxahe^ avec un art tout nouireatt et très-^dëlië. L'illustre Barrow , <|ui était à Cambridge , où ëtait Newton , âge de a6 ans , se sourint aussitôt d'avoir vu la même théorie dans les écrits dn jeune homme , non pas bornée à l'hyperbole , mais étendue ptr dei formules générales à toutes sortes de courbes , même mécaniques, à leurs quadratures , à leurs rectifications , à leurs centres de gravité , aux solides formés par leurs révolutions , aux surfam de ces solides : de sorte que quand les déterminations kùni possibles , les suites s'arrêtaient à un certain point , on si elfes ne s'arrêtaient pas , on en avait les sommes par règles } qne si les déterminations précises étaient impossibles , on en pouvait tonjours approcher à l'infini , supplément le. plus heureux etleploi subtil que l'esprit humain pût trouver > à l'imper6ection deso connaissances. C'était une grande richesse pour un géomètre de posséder une théorie si féconde et si générale } c'était une ^oiie encore plus grande d'avoir invité une théorie si surprenante et si ingénieuse : et Newton , averti par le livre de Mcrcalor qne cet habile homme était sur la voie, et que d'antres s*j ponnaient mettre en le suivant , devait natureUement se presser d'étaler ses trésors ponr s'en assurer la véritable proprié^ qui consiste dam la découverte. Mais il se contenta de la richesse , et ne se piqoi point de la gloire. Il dit lui-même dans une lettre dn Ctn^mirciita epiatolhutn , qu'il auaiivru que son ëêcrei était entiènmeni tnun par Mereator , ou le serait par d'cutirea , apant qt^ilfûti» âge a»êe% mûr pour compoter, II se laissait enlever sans regret ce qui avait dû lui promettre beaucoup de gloire , et le flatter des plus douces espérances de cette espèce ; et il attendait l'âge convenable pour composer ou pour se donner an public , nVa&t pas attendu celui de faire les plus grandes choses. Son nianuscnt sur les sixtes infinies fut simplement communiqué k Coiliu et i mjlord Brounker, habiles en ces matières , et encore ne le fut-il que par Barrow, qui ne lui permettait pas d'être tontrà-4aitaufii modeste qu'il l'eût voulu.

Ce manuscrit , tiré en 1669 du cabinet de l'auteur, porte poar titre : Méthode quej^autùe trouvée tuttrefoie , etc. Et qnaad cet autrefoie ne serait que trois ans , il aurait donc trouvé ki^*^ toute la belle théorie, des suites. Mais il y a plus: ce même manuscrit contient et l'invention et le calcul des flusicns 00 infiniment petits , qui ont causé une si grande contestation entie Leibnits et lui , ou plutôt entre rAllemagne et TAngleterre Nous en avons fait l'histoire en 1 716 (i) datas l'éloge de Leibnitf ? et quoique ce fût l'éloge de Leibnits ^ nous y avons si exacteffient

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