‹ Œuvres de FontenelleChapitre 72 sur 112 · DE BIANCHINI · texte numérisé non relu

DE BIANCHINI

Il fut plus heurcu dans Tobservatioii eti€or# plus ûnportonte des taches de Vénus , qu41 fit en 1726. Ce n'était pas la faute de ceux qui ne les avaient point vues, ou.les avaient.mal vues ; ils ne se servaient que de verres de cinquante ou soixante pieds de foyer , ^ui n'étaient pas suffisans. Campani et Divini , les plus excellens ouvriers en ce genre, en avaient fait de cent et 4e cent vingt pieds ; mais la difficulté était de manier des' tuyaux de cette énorme longueur, qui se courbaient toujours très-sensiblement vers le milieu. Huyghens avait ingénieusement imaginé le moyen de se passer de tuyau j mais il restait encore tant d'embarras et d'incommodités qu'on aurait apparemment abandonné l'invention , si Biancbini n'eût trouvé le secret de remédier ^ toat. n vint à Paris en 1712 , et fit v.oir à l'académie sa machine» qui parut simple , portative , maniable , et expéditive au-delà de tout ce qu'on eût osé espérer. L'académie a cru qu'elle en devait la description au public , et elle l'a donnée dans ses mémoires de 1713 (i). Il était dans l'ordre que l'auteur en recueillit le fruit. Il vit très-s durement les taches de Vénus prise dans toutes les situations 011 elle le peut être et dans toute la variété , quoi*qu'assea bornée , de ces situations. Ces taches , vues par les grands verres qu'il employait , ne sont que conune les taches d« la lune vues k l'œil nn ; et si celles-ci sont des mers , les autres en seront aussi. Il conseille à ceux qui voudront bien voir les taches de Vénus , de s'accoutumer auparavant à regarder avec attention celles de la lune , à bien suivre leurs contours , et à les distinguer les unes des autres. L'œil préparé par cet apprentissage en sera plus habile et plus savant , quand il se transportera sur Vénus.

Biancbini en distingua assez nettement les taches pour y établir vers le milieu du disque sept mers , qui se communiquent par quatre détroits, et vers les extrémités denx autres mers sans communication avec les premières. Des parties qui semblaient se détacher du contour de ces mers , il les aj^la promontoires , et en compta huit. Conune il avait un droit de propriété sur ce grand globe presque tout nouveau ,. et dû à ses veilles, il imposa des noms à ces mers , à ces détroits , à ces promontoires; et à l'exemple tant des anciens Grecs qui ont mis dans le ciel leurs héros , que des astronomes modernes qui ont rempli la lune de philosophes et de savons , il favorisa qui il voulut de ces espèces d'apothéoses y toujours cependant avec un choix judicieux. Il avait reçu des grâces du roi de Portugal , et il donna son nom à la preniière mer. Pour ces autres grands pays dont il disposait , il les partagea entre les généraux Portugais les plns.illustres pac.

(i) Page 299 et foir.

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leurs eMqaltei dans les den Indes , et entre les plus eSthm Navigateurs qui ont euvert le chemin à ces conquêtes. GifiUe et Cassini se trourent là , non pas tant par Tamour de Bîaachini )K>nr sa patrie, qne parce que ces denx grands hommes, <{m n'ont jamais navigua , ont été aussi utiles à la navigation et â It connaissance du globe terrestre que Colomb , Yesptice et Magellan. L'académie des sciences et le nouvel institut de Bologne l>nt aussi leur place dat^^ Vénus. Les. principaux domaines dei iavans ne sont point exposés à la jalousie des autres hommes.

Nous avons dit en plusieurs endroits de nos histoires, et priscipalement en 1701 (1), quelle est la méthode dont on se sert pour découvrir par les taches d'une plànëte , et par Les circonstances de leur mouvement , l'axe de la rotation , et sa position sur le plan de l'orbite que la plantte décrit. Parce que Yénos est une planëte inférienn^ , on ne saurait voir Son disque entièrement ^claire du soleil : il y a toujours sur ce disque une ligne qui se* pare la partie obscure d'avec l'éclairée , et est une portion d^on cercle qui , vu du soleil , séparait les deux hémisphères , Tun éclaké , l'autre obscur. Le plan de ce cercle est toujours perpendiculaire à une ligne tirée du centre du soleil à celui de Yénm» èft cette ligne est nécessairement dans le plan de Torbite deYéoni ou de son éclîptique particulière. C'est par rapport à là ligne de la dernière illumination sur le disque de la plautte , que Bianchini observait le mouvement des taches et rinclination de la ligne de ce mouvement: par là il parvint à déterminer que l'axe de la rotation de Vénus était incliné de quinze degrés à son oroite ou • ecïiptique.

Lorsque l'axe de rotation d'une planète est perpendiculaire à son orbite , comme l'est presque celui de Jupitet , cette ulanite â toujours le soleil dans son équateur , et ses denx pôles éclairés en même temps ; elle jouit d'un équinoxe perpétuel , et cha* cune de ses parties n'a jamais que la même saison. Si aa coo* traire Taxe de rotation est infiniment incliné sur l'orbite , c'està-^ire couché dans son plan , la planète n'a un équinoxe que deux fois dans son année } ses deux pôles ont alternativement le soleil vertical, et chacune de ses parties a la plus grande inégalité de saisons qu'il soit possible. L'axe de Vénus est si indiad sur son orbite, qu'il s'en faut peu qu'elle ne soit dans ce denier cas } et l'on ne connaît point de planète qui à cet égard diffère tant de Jupiter.

Cassini avait cru , ou plutôt soupçonné que la rotation de Vénus était de vingt— trois heures. Il voyait d'un jour à l'antre ane certaine partie d« disque avancée d'une certaine quantité , et il

(0 Page 101 et iuît. , seconde édition.

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jugeait qnMle s^ftrit ainsi «rancée aptte nne rfrolntsatt «nti^rê da globe , qui par coniéqiieiit n'aurait pas diir^ yingt-quatre beares. Cela était fort possible } mais il Tétait aussi qne le globe n*eât pas fait nne rérohition entière , qu^îl en eftt senlenaent continué une dont la lenteur aiirait été nécessairement asset grande. On n'avait point d'exemple d'une lenteur pareille dans aucune rotation de planète j mais , quoique peu yrsSserablable , elle n'a pas laisse de se trouver yraie , et Biancbini a déterminé la rotation de Vénus de yingt-quatre jours huit heures. Selon le sjsteme de Mairan , rapporté Vn cette année 1729 (i), cette lenteur de la rotation de Vénus est en partie une suite de la grande inclinaison de l'axe.

Enfin, une découverte très-remarquable de Biancbini est celle da parallélisme constant de l'axe de Vénus sur son orbite, pareil à c^uî que Copernic fut obligé de donner à !a terre. Ce quHl trait imaginé et supposé pour le besoin de son sjtteme est main* tmant vérifié dans toutes les planètes dont oh coinàtt la roita* tion : nulle variété à cet égard , tandis qne tout le leste varie ; et Copernic a en la gloire de deviner ce qui fait aujouid'hni une des prindpales clefs de l'astronomie physique. Cependant Bian* chmi craint que ce parallélisme de Vénus, et quelques autres points ok la bonne astronomie le jette indispensablement , né paraissent trop favorables à Copernic, et il a toujours grand soin d'avertir que tout cela peut s'accorder avec Tycho. Ces précaa^ lions sont nécessaires aux compatriotes de Galilée; une petite différence de dimat en mettrait apparemment dans leur style.

L'ouvrage sur les phénomènes de Vénus fait mention d'une néridieBiie que Biancbini voulait tracer dans tonta l'étendne de lltalie, à IVxemple de la méridienne de la France, unique jusqu'à présent. Pendant l'espace de huit années il avait employé tous les intervalles de ses autres tratanx à faire tous les préparatifs p^ cessaires pour ce grand dessein ; mais il n'a pas vécu assez pour en commencer seulement l'exécution.

Nous nous arrêtons Ul , en «vouant qne nous lui faiscyns tort de nous y arrêter ; mais la raison même qui nous V ohKge tourne s sa gloire. Z^es view dei papes , ptir Anoêimae te%iblioihécaire , dont il a donné nne nouvelle édition en trois tomes infoL , enrichie d'une infinité de recherches trës-savantes , sont un trop grand ouvrage qui nons mènerait trop loin , surtout après ceux dcr même genre dont nous avons rendu compte ; et plusieurs ouvrages moins considérables seulement par le volume sont en trop grand nombre. Il v en a même quelques-uns qui sont des pièces d'éloquence; et l'on dit qu'il embrassait jusqu'à la poésie. Il se trouy* (t) Page 5i et tuir.

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en effiit dans non style , quand le$ occasions »'«tt présentent , une force et une beauté d'expression, des figures , des comparaisons, qui sentent le génie poéti<{ue.

. L'académie le mit dès Fan 1700 dans le petit nombre de ses associés étrangers.

U mourut d'une hydrppisie le 2 mars 1729. On lui trouva un cilice , qui ne fut découvert que par sa mort; et toute sa yie, par rapport à la religion , avait été conforme k cette pratique w- . crête. La facilité , la candeur de ses moeurs étaient extrêmes, et encore plus , s'il se peut, sùn ardeur à faire plaisir. Il n*élait jamais engagé dans aucune étude si intéressante pour loi , dans aucun travail dont la continuation fîit si indispensable et Finlerruption si nuisible , qu'il' n'abandonnât tout dans le moment arec joie pour rendre nu service.

$pn mérite a été bien connu , et l'on ponrraitMire récompensé, jli l'on s'en rapfortait à sa modestie. 11 a eu deux canonicats dans deux des pri«cip4cs églises de Kome. II a été jcamérier dliooneur de Clément XI , et prélat domestique de Benoit XQI. Outre le secrétariat de la congrégation du calendrier , Clément Xi lui donna par une bulle une intendance générale snr toutes ies antiquités de Rome auxquelles il était défendu de toncber sans sa permission. Il aurait pu adirer plus haut dans un pajrs oii l'on sait qu'il faut quelquefois décorer la pourpre eileniéme par les talens et par le savoir ; l'exemple récent du Cardinal rioris l'autorisait à prendre des vues si élevées et si flat« teuses : mais on assure que sa modération naturelle et la religion l'en préservèrent toujours.

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DE MARALDL

Jacques- Philippe Maraldi naquit le 21 août i665 a Perinaldo , dans le comté de Nice^ lieu déjà honoré par U naissance du grand Cassini. Il fut fils de François Maraldi et d'Angela Catherine CasSni ^ sœur de ce fameux astronome.

Après qu'il eût fini avec distinction le cours des études ordinaires , son goût naturel le porta aux sciences plus élevées , am mathématiques; et il y avait fait tant de progrès à l'âgée de vingt* deux ans , que son oncle , établi en France depuis plusieurs années, l'y appela en 1687 P^"*" cultiver lui-mâxne ses talens ^ et les faire connaître dans un pays oii l'on avait eu un soin sin-

Slier d'en rassembler de toutes parts. Sans doute Cassini» anger et circonspect comme il était , ne se fûtpa chargé d'oa

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nereo dont il n^eAt pas beaucoup espéra , et qui lui aurait été plus reproché que tout autre qu^il eût mis à la même place.

Dès les premiers temps que Maraldi se mit à observer le ciel , il conçut le dessein de faire un catalogue des étoiles û^es. Ce ca-»^ talogue est la pièce fondamentale de tout l'édifice de l'astronomie. Les fixes , qui à la vérité ont un mouvement , mais d'une ei.tréme lenteur y et d'une quantité présentement bien connue » et qui d'aiUenrs ne changent point de situation entre elles , sont prises pour des points immobiles auxquels ont rapport tous les mouvemens qui sont au-dessous d'elles , ceux des planètes et des comètes ; et par là il est de la dernière importance de connaîtra^ exactement et le nombre et la position de ces points lumineux qui régleront tout. Non-seulement les télescopes ont prodigieu-> iement enrichi le ciel de fixes , auparavant invisibles } mais la. simple vne , plus attentive et mieux dirigée , en fi porté le nombre beaucoup au-delà de celui que les anciens avaient prétendu déterminer à peu près , ejAT^st proprement de nos jours, qu'il n'est presque plus permis de les compter. Mais que ne peut la curiosité ingénieuse et opiniâtre^ On les compte, ou du moins. on leur assigne à toutes leurs places dans leurs constellations. Le catalogue de Bayer est celui dont les astronomes se servent le plus ordinairement, et auquel ils semblentétre convenus dç donner leur confiance : mais Maraldi crut pouvoir porter la précision et l'exactitude au-delà de celles de tous les catalogues connus , et. il se détermina courageusement à en faire un nouveau.

Quelques efibrts d'esprit que l'on fasse , et quelque assiduité que l'on y donne , on est trop heureux quand il n'en coûte que de demeurer dans son .cabinet. Ces veilles , que les savans et les poètes même ont tant de soin de faire valoir , prises dans le sens le plus littéral , ne sont pas des veilles en comparaison de celles qui se font en plein air et en toutes saisons pour étudier le ciel. Le géomètre le plus laborieux mène presque une vie molle au. prix d'un astronome également occupé de sa science. Surtout quand on a entrepris un catalogue des fixes , on n'a point trop de toutes les nuits de l'année : les seules que l'on ait de relâche sont celles oii le ciel est trop couvert ; encore se plaint^n de cette grâce de la nature. Aussi Maraldi altéra-t-il beaucoup sa, saaté par un si long et si rude travail ; il en contracta de fréquens maux d'estomac , dont il s'est toujours ressenti , parce qu'il ne put pas s'empêcher d'en entretenir toujours la cause.

Cependant il communiquait assez facilement ce qui lui avait tant co&té. De son ouvrage , qui n'est encore que manuscrit y il en a détaché des positions d'étoiles , dont quelques auteurs avaient besoin ; par exemple, Delisle'i^pour son globe céleste;

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Manfredi pônr ses ép^m^ridet ; baac Bro^lLser pMf k ^Ué dont il a été parlé en 1715 (t).

Son catalogue nVtait pas seulement snr le piqpier ; il <tait tellement gravé dans sa tête , qu'on ne lui pouyait déiper aucune étoile quoique presque imperceptible à la vue , qa'il ne dit sur4e-champ la place qu'elle occupait dans sa constellatioD. Puisque les étoiles ont été appelées dans lea livres saints Vamiê du eiêl^ on pourrait dit« que Maraldi connaissait toute cette armée , comme Cyrus connaissait la sienne.

Quelquefois de petites comëtes , et qui durent peu , nf wst pas reconnues pour comëtes , parce qu'on les prend poar da étoiles dé la constellation 011 elles paraissent } et cela , faute de savoir asses de quel assemblage d'étoiles cette constellation ttt composée. Peut-être croira-tH>n que ce ne serait pas nngnod ihalheur d'Ignorer une comète si petite et de si peu de dorée, qu'elle ne devait pas dans la suite se faire remarquer. Biais k* astronomes n'eu jugent pas jjj^i. Ils ont tons aujourd'hui nsi eitréme ardeur pour le système des comètes, qui foit à ns^ égard les dernières limites du système entier de l'univers; et ib ne veulent rien perdre de tout ce qui peut conduire à en stotf quelque connaissance ; tout sera mis k pro6t. Il était difficile que des phénomènes célestes échappassent à Maraldi 2 la pim petite nouveauté dans le ciel frappait aussitôt des yeux si accoutumés à ce grand objet. Ceux qui observaient en même liea que lui , et qui auraient pu être jaloux des premières JéceiH vertes , avouent que le plus souvent c'est lui qui en a eu rk<»' neur.

La construction du catalogue , des observations , soit joorsa- Hères , soit rares , et dont le temps se fait beaucoup attendre, comme celles des phases de l'anneau de Saturne , des déterminations de retours d'étoiles fixes , qui disparaissent quelqnefoitf des applications adroites des méthodes données par Cassini, dei vérifications de théories dont il est important de s'assurer, dei corrections d'autres théories qui peuvent recevoir plus d'eia^ titude ; voilà tous les événemens de la vie de Maraldi : nos lu»toires en sont pleines , et ont fait d'avance une grande parte de son éloge.

Il travailla sous Cassini en 1700 à la prolongation de la »* meuse méridienne jusqu'à l'textrémité méridionale du roytnine, et eut beaucoup de part à ce grand ouvrage. De là il alla en Italie } et compie alors on travaillait à Rome sur la grande affaire du calendrier dont nous avons parlé en 1700 (s) **

(0 Pages io3 et 104.

<a) Page 197, teeonde édilioii.

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1701 (t), k pape GUrnent XI profita dt .Hieurettse occanon d'j •ntplojer «a astronom» forme par Cassini. Il donna entrée à Maraldi dans les congrégations qui se tenaient sur ce sujet, Bianchiai , lié d'une grande amitié avec Cassini « ne manqua pas de s'associer son neveu dans la construction d'une grande méridienne qu'il traçait pour l'église des Chartreux de Rome , k rimiUtion de celle de Saint^Petrolie , de Bologne , tracée par celui qu'ils reconnaissaient tous deux pour leur maître.

En i7i8|Maraldi alla avec trois autres académiciens terminer la grande méridienne du côté da septentrion. A ces voyages près , il a passé sa vie , depuis son arrivée à Paris , renfermé dans l'observatoire; ou plutôt il l'a passée toute entière renfermé dans le ciel , d'ofa ses regards et ses recherches ne sortaient point.

n se délassait pourtant quelquefois ; il prenait des divertissemena. Il faisait des observations physiques sur des insectes , sur des pétrificati^s curieuses , sur la culture des plantes , partie de la botanique à laquelle il serait temps que l'on songeât autant qu'on a fait jusqu'ici è la nomenclature , qui n'est qu'un préliminaire. Ce n'est pas que ce préliminaire soit fini : s'il doit l'étra jamais ^ ce ne sera que dans plusieurs siècles ; mais on l'a mis en état de permettre que l'on aille désormais plus avant. Noos avons rendu compte en 171a (a) de la plus importante observation terrestre de Maraldi : c'est celle des abeilles , qui , malgré l'agrément naturel du sujet , a demandé un travail trèsfatigant par la longue assiduité de plusieurs années , et par l'extrême difficulté de bien voir tout ce qui se passait dans ca^ merveilleux petit état.

Il ne restait pins à Maraldi , pour achever son catalogue des fixes , que d'en déterminer quelques-unes yen le sénith et vers le nord ; et dans ce dessein , il venait de placer un quart da cercle mural sur le haut de la terrasse de l'observatoire , lorsqu'il tomba malada. Il employa le seul remède auquel il eût confiance , une diète austère t il s'en était toujours bien trouvé; mais nul remède ne réussit toujours. Il mourut le premier décembre 172g.

Sdn caractère était cdui que les scîftnoef donnent ordinairement à ceux qui en font leur unique occupation, du sérieux , delà simplicité y de la droiture ; mais ce qui nW pas si commun* y c'est le éentiment de la reconnaslsaoce porté an plus haut point , td qu'il l'avait powr $on oncle* U voulait le veiller luimême dans ses maladies , et il 7 apportaîl le soia If plu^ attentif

(r) Pag« io5 , Meoodc édition^ M Fmgt S et SÛT,

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et U plus tendre înqnîétude : Cassîni arait en loi on second fik L'impression des bienfaits redouble de force , quand il part d'un homme à qui les indiffîreos même ne pourraient refaier de la vénération.

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