DE LA ONT
XBO'WAsFAifTBt' PE LiAOïrTnaqaitâLyondeKenreFantet, sf crélaire du roi k la ehancellerie de Grnnôb)e , et de Jeanne 4'Axj , fille d'un docteur en médecine de Montpellier. Il fut
ëleyë dans sa première jeunesse par nn oncle paternel , cbanoine et doyen de Jonarre , et contmua ses études aux grands jësaites de Lyon , toujours le premier de sa classe. II tx>mposait des vers grecs dès la quatrième , lorsqu'à peine ses camarades savaieiit lire le grec /Il ne saisissait pas seulement mieux que les antres Ifnstruction gënërale qu'on leur donnait à tous ; il la prévenait souvent , et les leçons qu'il avait reçues lui faisaient deviner cellet qui allaient suivre. Il acheta un jour par hasard , ou par instinct, si on veut , l'Euclide du P. Foumier , et l'algèbre do Jacques Pelletier du Mans. Dès qu'il eut vu de quoi il s'agissait dans cei deuY fivres-lÀ , il ne s'occupa plus d'autre chose , mais secrèthitieut. La grande avance qu'il avait dans ses classes , le don de retenir par cœur ce qu'il avait entendu réciter une fois y celai de composer en latiii à mesure qu'on lui dictait le sujet de la cemposition en français , tout cela lui faisait trouver heanconp de temps pour son plaisir , c'e8t-à<-dire pour cette étude cachée , hien pins difficile que l'autre.
S'il sacrifiait les belles-lettres aux mathénratiques , oftpent aisément juger qe^îf ne traita pas mieux la phiiosopbîedePéeole, au moins celle de' ce temps-là , d'arutant pins insupporlaMe à an esprit géomètre , qu'elle préteild t^iisonner ; au liea que l'élo* qûence et la poésie ne prétendenft gnère^ que flatter ou rentuer l'imagination. La jurisprudence à laqiMlle oli le destiiMtity cir quel est le père qui aimât assez peu ses eufcns fbnr las destiner aux mathématiques ? la * jurisprudence n'ettt |iâé phA d'attraits pour lui. Après avoir ^it trois années de dtoit à Tottkmse, il réfeista aux promesses les plus flatteuses d'une puissante protection que lui fit M. de Fieubet, premi^ président de œ pitri^aient, pour rattacher à son barreau. Il résolut de se livrer entArement à son goût y et de venir, à Paris , <m il avait en vuenuepiacesdafli facaddmie des sciencei^.
Il était déjà digne d'y penser. A l'âge de dîx*-hust ans , avec la d^x Hvres élémentaires que nous avons nosnmés , et ^e-lbn ne connaît pl^sqne plus , parce que d'autres , plus fiaiâitti élpln instructifs , ont pris leur place , sans amcoii autre guide ; sans maitre , sans un ami à qui il pfh seulement parler sur «es matières , il avait jel^ les fondemens desfgrandei théories qu'il aNlepuis étendues et perfectionnées , d'une nouvelle méthode pour la résolution des équations réductibles du troisième et du quatrième degré de la 'quadrature du cercle infiniment approchée de la cubature de certaines portions sphériques. Il est vrai qne quand il lui fut ensuite petmis d'avoir des livres , et ^'après «voir étudié la géonaétrie H étudia les géomètres , il trouva , peut-être av€c autant de joie que de déplaisir ; qu'il avait été