COSME DE MÉDICIS
Je ne suis point de votre avis : on ne meurt que le moins qull est possible , et tout mort qu'on est , on tâche à tenir encore à la vie par un marbre où Ton est représenté , par des pierres que Ton a élevées les unes sui* les autres , par son tombeau même. On se noie, et on s'accroche à tout cela.
BERENICE
Oui , mais les choses qui devraient garantir nos noms de la mort , meurent elles-mêmes à leur manière. A quoi attacherez-vousvotpe immortalité? Une ville , un empire même ne vous en peut pas bien répondre.