PROPAGATION DE LA CHALEUR
\\n M. FOURIER (' ,.
Présenté le 21 décembre 1807 à l'Institut national.
Nouveau Bulletin des Sciences par la Société philomathique de Pans-, t. I, p. 112-116, n° 6; mars 1808. Paris, Bernard.
L'auteur de ce Mémoire s'est proposé de soumettre la Théorie de la chaleur à l'Analyse mathématique et de vérifier, par l'expérience, les résultats du calcul. Pour exposer l'état de la question, supposons une barre de métal, cylindrique et d'une longueur indéterminée, plongée par une de ses extrémités dans un fluide entretenu à une température constante : la chaleur se répandra successivement dans la barre; et, sans la perte qui a lieu à sa surface et à son autre extrémité, elle prendrait dans toute son étendue la température constante du foyer; mais, à cause de cette perte, la chaleur ne s'étendra d'une manière sensible que jusqu'à une distance du foyer dépendante de la grosseur de la barre, de la conductibilité du métal et de son degré de poli, qui influe sur le rayonnement; de sorte que des thermomètres placés dans Félon- Cet Article, que nous avons déjà signalé dans l'Avant-Propos du Tome I, n'est pas de Fourier. Signé de l'initiale P, il a été écrit par Poisson, qui était un des rédacteurs du Bulletin des Sciences pour la partie mathématique. A raison de l'intérêt historique qu'il présente comme étant le premier écrit oit l'on ait fait connaître la théorie de Fourier, nous avons cru devoir le reproduire intégralement. (i. D.