FRANÇOIS, LE SAVETIER MON VOISIN
François, le savetier mon voisin, dont l'échoppe
ne pourrait guère contenir plus d'un client,
coud moins de cuir que d'ombre. Il est humble et vaillant,
et l'aile de Dieu l'enveloppe.
L'écuelle de colle, et la poix pour le fil,
avec quelques outils, c'est tout ce qu'il lui faut pour gagner sou par sou le Paradis.
François me dit :
<( Je connais un endroit boisé du pays où l'espèce de chardonnerets est deux fois grande comme ici. »
Et ce simple, affirmant ce fait, me prouve ainsi tout le saint intérêt qu'il prend aux créatures de la nature.