A CETTE HEURE OU J'ÉCRIS
A cette heure où j'écris, en Juillet, vers midi, routes, bois, foins et blés ne sont qu'un incendie de lumière si violent que ses flammèches lèchent l'azur lacté.
0 torpeur de l'Été !
Paresse des enfants sur la table accotés, oiseau colorié sur le tableau scolaire, et flèche du clocher comme un cadran solaire sur le pavé planant où le forgeron sonne... 0 rêve obscur ! Non loin la rivière poissonnc :
l'ombre du blanc cabot
happe la sauterelle qui, par détentes, fait aller ses pattes frêles,
tombée à l'eau...
Voici des bulles,
des libellules,
des campanules...
Un capricorne fait jouer ses mandibules au pied d'un cerisier dont les noires cerises
tachent les doigts qui les ont prises.
Avez-vous vu ces verts fdets à papillons et la lueur si pâle, au-dessus des sillons, des épis?
Non? Ah! Tant pis...