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Après avoir justifié tant de changements minutieux, nous sentons le besoin de répéter en terminant que nous n'avons altéré en rien les mots et les phrases de l’auteur original. Les bizarreries de la grammaire ont été même respectées. Ainsi l’on verra que Rabelais, qui donne la marque du pluriel aux participes présents, leur donne rarement celle du féminin, et qu'il ne fait guère varier le participe passé avec le verbe avoir. Il conserve aux substantifs dérivés du latin ou du-grec le même genre qu'ils ont dans la langue primitive : couleur est chez lui masculin comme color; arbre, féminin comme arbor, etc., etc. Notre but a été d’éclair-. cir les chefs-d’œuvre de Rabelais, mais non de les traduire en français moderne. Tout en aidant les lecteurs les moins familiers avec l’ancien langage, nous avons tâché de ne point mécontenter les savants.