‹ Œuvres de GilbertChapitre 8 sur 41 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

( /le j'aime ces bois solitaires!

Aux bois se plaisent les aman- :

Les Nymphes y sont moins sévères.

Et les bergers plus éloquent

Les gazons , l'ombre , le silence Inspirent les tendres aveux; L'Amour est aux bois sans défense, C'est aux bois qu'il fait des heureux

1 > vous . qui . pleurant sur vus chaînes Sans espoir servez sous ses lois, Pour attendrir vos inhumaines, " z de les conduire aux bo

Tenez aux bois, beautés volages; Ici les amours sont discrets :

Vos sœurs visitent les ombrages , Les Grâces aiment les forêts.

Que ne puis-je, aimable Glyceir, M'y perdre avec vous quelquefois !

Avec la beauté qu'on préfère Il est si doux d'aller aux bois !

Un jour j'y rencontrai Thermie , Belle comme un printemps heureux Ou son amant , ou le Zéphyre Avait dénoué ses cbeveux.

Je ne sais point quel doux mystère Ce galant désordre annonçait; Mais Lycas suivait la bergère , Et la bergère rougissait.

Doucement je l'entendis même Dire au berger, plus d'une fois :

O mon bonbeur! o toi que j'aime!

Allons toujours ensemble aux bois.

DE GILBERT. 6g

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DIDON A ËNÉE.

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