ODE AV PRINCE DE SALM-SALM. IS
Qu’aux vrais dieux, ses appuis constants. ' Mais qu’est-il ce renom? C’est le bruit du tonnerre,
Qui, volant. tout à coup aux deux bouts de la terre.
Dure à peine quelques instants.
Ceux qui, par des bienfaits, assurent leur mémoire,
Seuls, vainqueurs de l’oubli, verront fleurir leur gloire Jusque chez nos derniers neveux :
Le peuple, en la voyant, baisera leur image ;
Et les muses jamais ne loûront un roi sage Sans lui donner leur nom fameux.
Mais qui pourrait prétendre à ce tribut d’estime.
Quand ces muses n’ont point, dans leur langue sublime, Immortalisé ses hauts faits?
Leur voix commande au monde, en règle les suffrages.
Et la postérité ne porte ses hommages
Qu’aux pieds des dieux qu’elles ont faits.
Oh ! si tu dois un jour, protecteur populaire, . ,
Me prêter un abri sous l’ombre tutélaire '> Dont tu couvres tant de mortels;
OnE AU PRINCE DE SALM-SALM.
Üui, je veux à ton char lier la Renommée,
Et que la main du Temps, par mes chants désarmée,
Ne puisse briser tes autels.
Le génie est semblable à la vigne fertile :
Est-elle sans soutien? l’on voit sa tige utile Ramper en étendant ses bras :
D’un raisin égaré que son front se couronne.
De poussière souillé, vert encore en automne,
On le bannit de nos repas.
D’un orme généreux esh-elle soutenue?
Elle s’élève alors, suspend près de la nue
Ses fruits qu’ont mûris les beaux jours;
Enivre les humains de sa douce ambroisie.
Et quand l’ormeau vieilli n’est plus qu’un tronc sans vie. Fleurit et l’embellit toujours.
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