‹ Œuvres de Gilbert précédées d'une notice historiqueChapitre 32 sur 134 · SUR LA MORT DE LOUIS XV · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE LOUIS XV

<Mais ses tristes sujets le pleurent comme un père,

* ^ Et semblent mourir dans leur roi."

O des guerriers français'élito révérée,

Que n’as-tu point souffert en ce commun malheur? Perdant un maître, un chef, ta douleur s’est montrée Aussi grande que ta valeur.

Parons ce monument que lui dresse tdn zèle

Des drapeaux qu’à ses yeux tu 'ravis à l’ Anglais;

Qu’il reconnaisse encor sa légion fidèle =

Du haut des célestes palais. . .

Qu’aux pieds de ce tombeau la France gémissante. Foulant les léopards terrassés par no^^ups.

Pleure, ainsi que la veuve, encore tendre amante.

Sur le bûcher de son époux^ .

Mais les sons du clairon frappent au loin les nues, Et les roulements sourds des tambours résonnants Font errer à longs flots sur nos places ém^es Tous les citoyens frissonnants.

SUR LA MORT UE LOUIS XV. t

Quel vaste trouble! Où vont ces enfants de la guerre,

Au bruit du bronze en feu grondant sur nos remparts,

Tristes, portant leur fer tourné contre la terre,

Et renversant leurs étendards ?

Grand prince ! ils vont payer à ta muette image ^

Le tribut de regrets que l’on doit aux héros ;

Est-il pour un grand cœur un plus flatteur hommage Que les larmes de ses rivaux ?

Sors de ce mausolée où leur reconnaissance

A peint de tes vertus les symboles touchants :

Il a paru ; guerriers, respectez sa présence,

Bourbon va parler en mes chants : .

a Mes mânes sont contents : soyez toujours vous-mômes « De vos rois, de l’État, défenseurs glorieux ; a Vous occupiez mon cœur en ces moments suprêmes « Oü j’allais joindre mes aïeux.

« Mais un autre Louis vous rendra ma tendresse ;

« Relevez ces drapeaux, ces glaives renversés ;

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