‹ Œuvres de Gilbert précédées d'une notice historiqueChapitre 40 sur 134 · Scandit fatalii machina tnuroi · texte numérisé non relu

Scandit fatalii machina tnuroi

Fêta armi$. Virg., /£n., II.

ODE sua LA GUERRE PRÉSENTE. H5

Un siècle efféminé s’achève :

Qu’un siècle de grandeur s’ouvre par vos succès !

Vengez-nous; il est temps que ce voisin parjure Expie et son orgueil et ses longs attentats ;

D’une servile paix prescrite à nos États C’est trop laisser vieillir l’injure :

Dunkerque Jrous implore; entendez-vous sa voix Redemander les tours qui gardaient son rivage.

Et, de son port, dans l’esclavage,

Les débris indignés d’obéir à deux rois ?

Dieu, qui tiens sous tes lois la fuite et la victoire;

Toi dont le souffle apaise "ét soulève les eaux,

Qui pousses à ton gré les empires rivaux Vers leur décadence et leur gloire ;

Si l’injustice arma nos ennemis jaloux,

A nos vaisseaux, conduits par tes mains tutélaires, J Soumets les vents auxiliaires ;

Descends, Dieu des Bourbons, et combats avec nous.

Des vertus de Louis récompensant la France,

UDK StK LA GLEUHë PRÉSENTb.

Tu permets qu’il revive en sa postérité; üe ce palmier tardif un rameau souhaité Est promis à not^e espérance :

Naissez, fils de l’État, pour le voir triomphantl GrahdDieul tu ne veux point, déshonorant nos armes. Troubler, par le deuil et les larmes.

Les fêtes qu’on prépare à ce royal enfant.

Non, généreux guerriers, cet enfant vous présage,

Et la faveur du ciel et des lauriers certains :

Cette épée en fureur, qui s’agite en vos mains;

Lui doit la mer pour apanage.

Nuit qui sauvas l’Anglais, prompt à fuir nos vaisseaux,

C’est toi que j’en atteste, et toi, guerre intestine.

Qui tiens la dernière ruine * '

Pendante sur le front de ces tyrans des eaux.

O vous^qu’ils opprimaient! fils des mêmes ancêtres.

Racontez leurs revers, enhardissez nos coups.

Colons républicains, par la victoire absous

D’avoir banni d’injusteS maîtres; "

Français par l’amitié, depuis ce jour vengeur '•

0D£ SUK LA GLERRK PRÉSENTE.

Où Vergennes, du monde assurant la balance, Consacra votre indépendance,

Et défit Albion par un traité vainqueur.

Peignez votre univers, où leur pouvoir expire.

De leur domaine ingrat retranché pour jamais ;

La liberté transfuge opposant à l’Anglais Empire élevé contre empire.

Leurs climats épuisés d’hommes et de trésors.

Les champs, américains dévorant leurs armées.

Leurs flottes en vain consumées,

Leur triple état courant s’engloutir sur vos bords.

Et nous sommes Français! et dans nos ports timides Ce reste de vaincus veut imposer des lois!

Éveillez-vous, guerriers, et rendez à nos rois Le trône des États humides :

Jusqu’en leurs forts ailés entrez victorieux;

Frappez ces légions, leur dernière espérance;

Que le bruit de votre vengeance .Ville au fond des tombeaux réjouir nos aïeux.

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