ODE SUR LA GUERRE PRÉSENTE
Déjà sont accourus, tout rayonnants de gloire, Orgueilleux de revivre en vos chefs indomptés.
Et Duquesne et Forbin, tous ces héros vantés ' *
Dont les mers gardent la mémoire ;
Ils vous suivent, brûlant de combattre avec vous.
Les voyez-vous, guerriers, ces fantômes terribles.
De leurs bras encore invincibles,
Pousser vers l’ennemi vos vaisseaux en courroux?
« Ici sont les Anglais ; des dangers qu’il affronte a Chacun de vous aura son père spectateur :
rt Marchez, vous disent-ils, devant vous est l’honneur;
« Derrière, à vos côtés, la honte. »
Mânes de nos héros, vous serez satisfaits;
Vous ne rentrerez point dans l’éternel silence,
■ Affligés d’avoir vu la France Réduite à regretter l’opprobre de la paix.
IMITÉE DE PLDSIEORS FSADMES'
J’ai révélé mon cœur au Dieu de l’innocence;
n a vu mes pleurs pénitents ;
Il guérit mes remords, il m’arme de constance. Les malheureux sont ses enfants.
Mes ennemis, riant, ont dit dans leur colère: Qu’il meure et sa gloire avec luil ^ Mais à mon cœur calmé le Seigneur dit en père L§jir haine sera ton appui.
A tes plus chers amis ils ont prêté leur rage; Tout trompe la simplicité :
1, Gilbert écrirait cette ode huit Jours avant sa mort.