‹ Œuvres de Goethe. 1Chapitre 53 sur 59 · PARS! NAMEH · texte numérisé non relu

PARS! NAMEH

""c: UVREDUPARSI.

TettxmcmtdefancteMnefoipertMne.

Frères, quet testament pourrait vous laisser, eh quittant ce monde lé pativrc homme pieux,' que vous avez nourri patiem-ment, vous) ses disciples, honorant et soignant ses derniers jours? i Quand nous avons vu souvent !e roi passer a cheval dé t'ôr sur; sa personne et de !'or de tous c6tcs des pierreries sur !ui et sur ses grands,'semées comme grêlons épais, i 1/avcz-vous vu jamais enviépour cela, et n'avez-vouspasras-' sasié vos regards avec plus de de!iccs, quand) sur les ai!es'(!u matin~ le soleil a montre !e bord de son disque sur !cs iuhôm-' brabIcscimesdcDarnavcnd'?

Qui a pus'empecher de porter Vers lui ses regards? Mit!e fois, mille fois, dans'ma longue vie~ je me. sentis emporté a\'cc lui asonapprocite~ i Pour contempief Dieu sur son trône,' pour le nommer le maitrc des sources de la-viC) pour me conduire en digne té-moin de ce spectacle sublime) et pour marcher à sa lumière. Mais, quand le disque enflammé se levait tout entier, j'étais aveuglé) commedahs les ténèbres je me frappais !a poitrine)et, J le front baissé) je prosternais sUr la terremes membres ranimes.

Et voici maintenant un saint testament confié à la bonne vo~ lonté et a la mémoire de mes frères OBSERVATtON jouRNAtjÈRH DE PÉNIBLES DEVOIRS. H n'a du reste besoin d'aucune révélation. 1. Montagne du Taharistan, pr~s de la mer Caspienne.

DtVAN.

Si un nouveau-né agite ses mains innocentes, qu'on te tourne aussitôt vers le soleil; que l'on plonge le cor~ dans le bain dé feu. Chaque matin, il sentira la grâce. Remettez au vivant les morts; couvrez même les animaux de terre amoncelée et, autant que vos forces y pourront suf-- Cre, ce qui vous parait impur, couvrez-le.

Labourez votre champ avec une sogneuse propreté, afin que le soleil se plaise a luire sur vôtre travail ;si vous plantez des arbres, que ce soit a la Slë, car le soleil féconde ce qui est bien ordonne.

Faites aussi que, dans les canaux, l'eau puisse couler tou-jours libre et pure~ Comme le Sendëroud ~jaillit à nôts purs des montagnes, qu'il soit pur jusqu'au terme de sa course/i Pour que la chute paisible de l'eau ne soit pas ralentie, net-toyez assidûment les fosses; et les joncs, les roseaux et' les mo)ges et les salamandres~ engeance informe, extirpez tout a là ibis.

Quand vous aurez purifié la terre et l'eau, le soleil briHera volontiers dans les airs, où, reçu dignement, il sèmera la vie etdotmeraalavieprogresëtsanté.

Vous, de travail en travail, ainsi martyrisés, prenez cou-rage l'univers est désormais purifié, et l'homme peut hasar-der, comme prêtre, de tailler dans la pierre l'image dé Dieu. Oh brûle ta flamme, reconnaissez-fe avec joie: ia nuit est claire et souples sont les membres à la vive flamme du foyer, cuisent les sucs des animaux et des plantes.

Si vous apportez du bois, faites-le avec joie, car vous portez les éléments du soleil terrestre. Si vous cueillez le pambeh vous pouvez dire entre vous H sera la mèche qui portera le saint. »

Si vous reconnaissez pieusement dans ]a flamme de chaque lampe le reflet d'une plus haute lumière, jamais un sort fu-oeste ne vous empêchera de révérer, le matin, le trône de Dieu.

C'est le sceau royal de notre existence, pour nous et les 1. Ri<i6ro, dont la source est à trois journées d'ispahan. 2. Le coton. anges un pur miroir de biéu~ et ce qurbëgàye seulement la louange du Très-Haut est la rassemblé en cerclés que d'autres cerclescnvirôhneht.

Je veux rënûhcër aux rives du Sèhderôùd je veux prendre mon vol pour le sommet du DàrhaYehd des que le soleil com-mencera de luire, je veux, a~ec joie aHer~a sa rencontre et, de là-haut, vous bénir à Jamais.

Si l'homme admire ta terre/ que le soleil illumine; s~il prend plaisir a voir la vigne, qui pleurë~sous là serpe tranchante) parce qu'elle seht que sa liqueur bien mûrie* qui restaure le monde exctte -les forces de plusieurs ) mais les abat chez un plus grand nombre) il sait que la cause en 1,~ est la chafeur ar- 1 dente qui fait prospérer tout celai l'homme Ivre bégaye et chan-celle, 1 homme sobre chante et jouit.

CHULD NAMEH.

UYhË DU PARADIS.

AT<mt-jroû)<< Le fidèle musulman parle du paradis comme sil y eut été lui-même, il croit aH Coran et aux promesses qu'il en tait'; c'est 1 b à É,,é'd 1 i et promesse -e>s,4u il en fait'; e est labasedelapuredoctrme.

Mais la-haut le prophète, âuteUrdë ce livret sait devmer nos défauts, et il voit que malgré le tonnerre de sa malédiction, les doutes troublent souvent notre foi.

C'est pourquoi H envoie, des espaces éternels, un type de jeunesse pour tout rajeunir. Elle vole elle accoure et, sans tarder) elle forme autour de mon col les plus aimables chaines. Sur mes genoux dans mes bras, je presse la créature cé-leste je ne demande rien de plus, et désormais je crois ferme-ment au paradis, car je voudrais ainsi cueillir sur sa bouche des baisers éternels.

Les homme* pr<Ttté~té*<

( Apr~ la bataille de Btdr sous le ciel etoite. Mahomet parle.) Que l'ennemi pleure ses morts, car ils sont gisants sans re-tour mais nos frères, ne les pleurez pas, car ilsvivent dans les sphères célestes.

Les sept planètes ont ouvert toutes leurs portes de métal, et déjà nos amis glorifiés frappent hardiment aux portes du pa-radis.

Surpris, ravis en extase, ils voient.les magnificences que ). Entre la Mecque et Médine. ThMtre de la première victoire de Mahomet. mon vol efncura, quand le merveilleux cheval me porta en un moment a. tràvëfs tous les c!eux.

Les arbres de sagesse se 'dressatit cote à c6te, comme des cyprès, élèvent dans l'air leurs belles pommés d'or les arbres de vie, déployant de vastes ombrages/abritent les'siéges de fleurs et les'gàzohsémain~s.

Kt un' vent 'doux de l'Orient 'amené' la troupe des nllës ce-lestes tu commences a jouir avec les yeux le seul regard as-soûvitledesir.

Elles approchent et demahdënfcé que tu. avais entrepris i de grands desseins? des combats dangereux sanglants? Que tu sois un'héros, cites le voient puisque tu es~ venu $ mais quel est-il cehérosPEltes'chèrchenta'le découvrir. Ktles le voient bientôt ta blessure, qui se grave a elle-mem~e un souvenir de glotre;formne'et''grandèur'se sont éva-nouies il ne reste plus que la blessure reçue pour là foi. Elles te mènent dans les kiosques et les berceaux riches en colonnes de pierres lumineuses ~chatoyantes t gracieuses~ elles' t'invitent ) en efticurant la coupe des lèvres, à boire le noble jus des grappes divines. < ,;(Jeune'hpmme, plus qu'un jeUneltomme tu es le bienvenu. Toutes: sont comme chacune lumineuses) brillantes; en as-tù pressé quelqu'une sur ton cceUr, eUe est reine,.élle est, amie de tonharem. .i.

Mais la plus accomplie ne se plait nullement dans ces gran-deurs souveraines riante.et sans envie~ elle te parle avec can-deur des perfections diverses de ses compagnes.. L'une te conduit au festin des autres, que chacune s'ingénie à préparer i tu as une .armée de femmes et le repos chez ~oi, digne, objet de;Ia,conquéte du paradis. j, Livre-toi ~donc à cette paix, car.. tu .ne saurais; plus l'échanger de teUes beautés ne lasseront pas, de tels vins n'enivreront pas.

'i Voila le peu qu'on avait :a dire sur les biens dont se glorifie l'heureux musulman voilà tout ce qui compose le paradis des guerriers fidèles.

Femmes ét«e<.

Les femmes ne seront point déchues; l'espoir convient a la fbi.purc ~cependant ;nous en savons quatre seulement qui sont déjaentréesdahsieciel; D'abord Souleika, la tille dû soleil, qui fut tout flamme pour t Joussôuf maintenant Délices du paradis .elle brille, honneur du renoncement.: .1 Puis celle qui est toute bénie, qui enfanta îe salut- pour les païens, et~~trompee, dans sa douleur amere, vit son fils expirer surlacr0ixt' i Puis l'épouse de Mahomet~ qui fonda la prospérité et les triomphés du prophète et recommanda de n'avoir dans la vie qu'un Dieu et qu'une ëpbuse.

Puis vient l'aimable Fatime) fille, épouse parfaite) âme ahgé-lique et pure, dans un corps suave et glorieux .Voila celles que nous trouvons là-haut, .et qui chanta là loUange des femmes mérité bien de se promener avec'elles dans laséjour étemel.. < l

AdmtMtett.

LA nôUM. Aujourd'hui je fais la'gafde a mon totir devant !a porte du paradis; je ne sais pas bien ce que je'dois faire tti nicparaisbichsuspect.~ Es-tu vraiment de la famille de nos musulmans? Est-ce ton mérite)tescombà<s,qui t'envoient en paradis?

Hs-tu du nombre de ces guerriers? Montre tes blessures~ qu'elles m'annoncent des faits glorieux, et je vais t'introduire. LE roËTE. Pas tant de cérémonies! Laisse-moi 'toujours en-trer je fus un homme ét c'est être un combattant. Aiguise tes regards puissants; pénètre au fond de MOn cœur vois les perfides blessures dé la vie, vois les douces blessures de l'amour.

Et pourtant jo chantai, crédule, que ma mattresse était fidèle, que le monde, comme qu'il tourne, est cordial et recon-naissant.

Je me mis a l'ceuvre avec les meilleurs et j'obtins enuh~de

o t.&adithab. ¡", voir les flammes d'amour des plùs~ nobles cœurs faire a mon nom une brillante auréole; Noh) ce h'ëst~pas un homme sans valeur que ttr choisis; donne-moi ta main, et que, chaque jour, sur tes doigts déli-cata, je compte les éternités.

M<6*toavëmtt. ') LA HOUM. La'dehors t'ouïe te parlai' pour la'prém~rë'ibis') j'ai veiné'souvéhta la portë~selon !à consigner La'j'ëhtendàis un ëtrange murmurer sons et syhabës se croisaient; cë!â you-tait~ehtrer, niais nul ne'se faisait Yôir~'ënun te bruit s'ëvà-nouissait peu 'a peu cela sonnait a p6u près comme tes chants je m'en souviens encore,; 1~ MÊTE. Objet de ma nammeeterhëno)Cbm tè sÓû\;ièi1s avec tendresse de ton bien-àimé Les sons qui retentissent dans l'air et le mode terrestreveulent tous mdnteràu ciel un grand nombre se perdent la-bas en masse d'autres, avec !6\'ot et Fes-aor de l'esprit, comme le chevataile du prophète; s'eteventau Ctelet rësonheht la'déhors a la porte. Si tes compagnes enten-dent quelque chose de pareil, elles doivent l'écoutcr aYcebien-- YeiHahce, renforcer doucement t'écho, afin qu'il retentisse la-bas eltes doivent prendre garde que toujourSt si le poète s'élève au ciel, ses dons sont profitables a chacun t ce sera le bonheur des deux mondes.

EUes daignent lui accorder une douce récompense, et, gra-cieuses, complaisantes, sounrir qu'il habite avec elles tous les bons sont d'humeur facile. Cependant tu m'es tombée eh par-tage, tu ne sortiras plus de là paix éternelle; tu n'iras plus faire la garde t envoie la dehors une sœur qui attende encore un époux.

LE FOETEt Ton amour, ton baiser, m'enchante. Je ne veux pas te demander tes secrets mais dis-moi si tu n'as pas goûte quelque jour la vie terrestre? Je me suis'figuré souvent je voudrais jurer; je voudrais prouver) qu'un jour on te nommait Souleika.

LA HOUM. Nous sommes formées des éléments, de l'eau, du feu, de la terre et dé 1~~ in~médiateMent, et ipute.émanat~ terrestre répugne a notre nature. Nous ne descendons~ jamais .chez vous) mais, quand ~bus venez vous reposer chez:n<)us, nous sommes assez occupées. ) j, ;)t(..h Car) vois-tu, quand les croyants arrivèrent ~si bien~~m-mandés par le prophète et prireht possession du paradis, nous f~nes, selon sa vetonté~ aimàDlcs et charmantes, comme les anges eux-mêmes ne nous avaient pas connues, ij~ u ti .Maisie premier) te.second~ te troisième) avaient eudëja une favorite; ç'ëtaient auprès de hous de laides crëa<ures;cepeM ils nrent moins de cas .de nous nous étions spirituettesp vives, ravissantes les musulmans voulaient redescendre!~ ¡', ¡, Notre dignité céleste fut butrécd'dheipareiUe conduite~; conjurées en révolte) nous taisions déjatmille projets~ le pro-phète vint a passer a travers~tous~es cieux} nous observAm~s sa trace ~au retour (il ne s'était pas attendu ai ia<.chose);)le cheval volant dut s'arréteh ): .~d h! 4. i Ot) Nous entourâmes le mattre; il nous répondiifen peu de mots, avec une douce gravité, a la manière des prophètes; mais nous fûmes très-mécontentes, car il fallut nous piier a tout)pourfat-teindre son but;)il fallut régler nos pensées, sur les v6tres;'il fallut ressembler vos amantes., ,j -), s ~i Adieu notre amour-propre t Les jeunes beautés se grattèrent derrière l'oreille, mais nous pcnsAmcs que, dans là vie éter-neUe, il faut s'accommoder a tout. Des lorschacuh voit ce qu'il voyait, et il.lui arrive ce;qui lui arrivait; nous sommes les blondes, nous sommes les'brunes; nous avons désicapriccs, nous avons des fantaisies,' parfois'même une'malice chacun se persuade qu'il est chez.lui, et:h6us:sômmes'ravies qù'itsse l'imaginent. ,))' j n;

Pour toi, tu es de libre humeur, je te semble élyséenhe; tu fais honneur a mes regards, a mes baisers, quand même je ne serais pas'Souleika; mais, comme ello était tout'aimable, elle me ressemblait jusqu'au dernier cheveu.. f )

LE rpËTE. Tu m'éblouis avec ton éclat cétcsto. Illusion ou vé-rité, il n'importe, je t'admire entre toutes, l'pur ne pas man-quer a son devoir, pour charmer un Allemand, une houri veut bien parler en rimes, LA Houni. Oui, rirne a.tbn tour sans te lasser~ eomnie' te cœur t'inspire. Nous autres habitants du paradis~ nous aimons les paroles et les actions pures. Apprends que les animaux eux-mêmes ne sont pas exclus,; s'ils ont été obéissants et Sdelës Une parole un peu rUde ne peUt fâcher une houn~ nous sentons ce qui part du cœur, et ce qui jaillit d'une source vive peut couler dans te paradis.

LA HOÙM. encore un doigt qui me presse Sais-tu donc combien de siècles nous avons déjà passés dans notre tmioh? LE poËTÉt Non 1 Et je ne veux pas le savoir. Non diverse et nouvelle jouissance! chastes baisers de l'épouse éternelle! Si chaque instant me pénètre d'un frisson voluptueux, pourquoi demanderais-je combien il dure?

LAHouRi. Tu es donc aussi absent une fois! Je sais bien le voir sans mesure et sans compte. Tu n'as pas perdu courage au sein de l'univers tu t'es risqué dans les profondeurs de Dieu maintenant sois aussi au service de ta bièn-aimée. N'as-tu pas encore achevé la chanson? Quels accents résonnaient la dehors a la porte? Quelle est cette mélodie? Je ne veux pas te presser plus vivement dis-moi les chansons que tu adressais a Souleika, tu ne feras pas mieux dans le paradis.

Amtmanx f~Tett~.

Il fut aussi promis a quatre bêtes qu'elles entreraient dans le paradis; elles y vivent l'année éternelle avec les saints et les justes.

Ici c'est un âne qui a le premier rang il s'avance d'un pas joyeux car Jésus le monta pour entrer dans la ville des pro-phètes..

Vientensuite un loup demi-peureux) à qui Mahomet avait dit Laisse au pauvre homme cette brebis tu pourras en prendre une au riche.

Puis, remuant toujours la queue, éveillé, brave, avec sou brave maître, le petit chien qui dormit si fidèlement avec lui le sommeil des sept dormants'.

t. VoyM ci-apr&s ta pt~ce qui porto ce titre.

60KTUE. r 39 Ici léchât d'Âbouherrira* me autour de son maure et te flatte ) car il est toujours saint, l'animal que le prophète a ca-resse.

Supéfie")* et tttpr~me.

Si nous enseignons ces choses que l'on veuille bien ne pas nous pumr t pour savoir comment tout s'explique, interrogez te tond de vôtre cœur.

Et voUs apprendrez que l'homme, heureux de vivre, verrait volontiers son mot sauvé.'I~-haut comme ici-bas. Ht mon moi cn6ri auraitbcsoin de diverses jouissances, des plaisirs comme j'en ai savouré dans ce monde, j'en voudrais aussi pour l'éternité.

Beaux jardins~ fleurs et fruits et jolies miettes, qui nous plai-saient a tous ici, ne plaisent pas moins a l'Ame rajeunie. Et je voudrais unir~ assembler ainsi tous mes amis, jeunes et vieux, et, avec bonheur, bégayer en langue allemande le lan-gage du paradis, Uu moins on prête l'oreille maintenant aux dialectes dans lesquels babillent.les hommes et les anges; on prête l'oreille a la grannnairo abstruse, déclinant rose et pavot. ¡, Et puis on peut aussi s'abandonner avec délices a l'éloquence des regards et s'élever au ravissement céleste sans voix et sans bruit.

Cependant voix et bruit se dégagent de la parole, intelli-gibles pareux-mémcs~ et, d'une manière plusprononcée.'Io gtorinésesenti}mni.

Si donc il a été pourvu aux cinq sens dans le paradis, c'est une chose certaine que je serai doué d'un sens unique au lieu de tousceux-Ia.

Et maintenant je m'avance en tous lieux d'une marche plus facite, a travers tes sphères éternelles, que pénètre, pure et vi-vante la parole de Dieu.

La, plus d'obstacle à notre ardeur brûlante, et l'on ne trouve point de fin, jusqu'au jour ou, dans la contemplation dcl'amour éternel, on s'envole, on disparaît.

t. Ami dévoué de Mahomet; il a beaucoup aidé § compléter le Coran, co qui lui a fait une réputation de sainteté.

t<tw sept dormants.

Six favoris de'ia cbur~ s'ehfùienTdevànt'Ie cburrbux'du~ qui se fait rendre'les honneurs'divins,'inais ne se hiontre~pas côhyn~eùh''dieu~car~n'6'M6ùd sirs de la table;' Ses serviteurs 'cfr~aych~la' moUché en agttànt l'éventail, mais në'parviennent pas & la chasser. Ëlle'bdurddnhe autour de lu~'ëlle pique et voiti~'e~troublë~ elle revient, Comme un' ëhvdyë du malicieux Beizébuth Ëh t quoi ) disent !ës jeunes gens j une petite mouche génerait-eneDiëu?Undië~dcvrait~Ib6irëe~ trlàhgÙ'coiliW.énolis 'aÙties1 Non, l'unique, celui qui'créA le soleil et i& luhe, qui àrrôhditpdur nous'cn voûte lës'cieûX ëtoiiés/celuiLla'cstDieu. s Ces jeunes gens délicats, légeremeht'cnàussés et pares~un berger les re-cueille, les cache, et lul-meméavëceuxdansia grotte du' rocher. Le chien dû borgèr'nevëut'pas s'éloignera chasse) le pied brise, it s'attache a son mattrc, et se joint a l'homme cache, aux favoris du sommeil.

Et le prince, auquel ils se sont dérobes, furieux par amour, médite leur châtiment. H écarte et le ter et le (eu; il les fait mth'cr dans la caverne avec la brique et là chaux. Mais ils dor-ment toujours, et l'ange, Icùrgardien) dit, en taisant son rap-port devant le trône de Dieu Je les ai tournés a droite, a gauche, tour a tour, pour que la vase humide'ne nuise pas à leurs bcauxjeunesmembrcs; j'ai ouvert des crevasses dans les rochers, ann que le soleil; qu'il mbnte'ouiqu'il décline, nour-risse leurs frais visages; ainsi rcposeht'ces'bienheureux. Le petit chien lui-même, la tête posée sur ses nieds de devant, qui sont guéris, est endormi doucement.'

Les années s'enfuient, les années viennent! enfin les jeunes gens s'éveillent rongée par le temps~la maçonnerie est tom-bée, et le beau Jamblique, mieux instruit que tous les autres, voyant que leberger craintif hésite t'J'irai, dit-il, je vous ap-porterai de la nourriture je risquerai ma~'ie et ma pièce d'or. .Voiia bien des années qu'Uphese révère la doctrine du pro-phète Jésus. Que la paix soit avec le bon maitrc ) p

t. Dieu-mouche. Ils'é!o!gnet et voila qu'aux portes, il troùveles remparts les tours et le reste cimhgést Cependant il~court acheter du pain dans la plus proche boulangerie. Fripon t dit le boulangera as-tu trouvé un trésor, Jeune homme? Donne, cette pièce d'or te tranit je vetix la moitié pour me taire. 'On dispute l'afïaire est portée levant le roi i le roi veut partager son tour Comme îeboulangér.

Alors le ~miracle se c6n6rme peu a peu par mille marques. Jamblique sait màmtehtr son droh sur le hati lui-niteme~ caruhe mscriptidh, gray~esur Un pitter/conduit a des trésors nettement indiques. Aussitôt les familles se M~ pour reconhattre leur parenté et Jâmblique~briIIe en quatitë de premier ancêtre/dans la fleur de la jeunesse: II entend par-ter, comme d'ateux; de son fils et de ses petits-Hts. La troupe de ses descendants l'entoure, élite de vaillants hommes pour l'honorer) lui le plus jeune de tous; les indices se pressent pour compléter la preuve il démontre son identité et celte de ses compagnons.

Puis il retoUme a ta caverne le peuple et le roi l'accompa-gncnti. Mats l'élu du ciel he revient pas auprès du roi, auprès du peuple} car les sept (ils étaient huit avec le chien) ~depuis longtemps séparés du monde, !e secret pouvoir de Gabriel les à tous portés en paradis, selon la volonté de Dieu, et l'on trouve la grotte murée. «enne nutt.

Et maintenant) chansons bienraiméeS) reposez dans le cceur de mon peuple. Que Gabriel propice garde, au sein d'un nuage de musc, les membres du mortel fatigué; en sorte que, vigou-reux et bien maintenu, joyeux comme toujours et d'humeur sociable j il veuille briser les barrières du rocher, afin de par-courir, en compagnie des héros de tous les temps/les campa-gnes du paradis, où le beau, toujours nouveau, se développe sans cessé de toutes parts, pour la joie des multitudes le petit chien fidèle aura lui-même permission d'accompagner ses maîtres.. NOTES ET Î)ÎSÊERTÂTI~NS

FOPRAiMRAL'MtEH.iGENCÈ

DU DIVAN ORIËNTÀL-OGCIbËNTÀL.

()M~eut tcmprendrehpees!tdo!taUer

dMste'pay<deta'po~ie;qut'veutccm-~

prendre ïe pott< doit aller dans ie pays du

pMte.

iNTRODUCTiON.

Chaque chose a son temps. Plus on vit, plus on apprend a .re-connaître la Ycritc de ce proverbe. Il y a donc un temps, pour se taire ) un temps pour.parter) et, cette ibis~ c'est au dernier parti que le poëte se décide. Car si l'action et tetravai! appar-tiennent a la jeunesse~ la méditation et les epanchcments con-- Yicnnental'ageaYance.

J'ai lance sans préambule mes premiers ouvrages dans le monde sans'indiqucr au commencement mes vues.et mon des-sein. C'est que j'étais persuadé que la' nation profiterait tôt ou tard de ce qui lui était présenté. Et plusieurs de mes .écrits réussirent de la sorte a produire de l'eflet des leur apparition; d'autres) moins intelligibles et moins pénétrants, eurent be-soin de quelques années pour être appréciés. Cependant les années passèrent, et une deuxième) une troisième génération, e me dédommage au double et au triple des: injustices que m'a-vaient fait souffrir mes premiers contemporains. Or je voudrais que rien ne pût empêcher ce petit livre de produire tout d'abord Une bonne impression. Je me décide par conséquent h cbinmenter,à'cclat~ pour donner une intcHigehce immédtato du livre aux lecteurs qui connaissent peu b~i ne cohnaisscht pas l'Orient. Ce supplé-ment n'est point nécessaire aux personnes qui on~a~~ l'tnstptre < et 1~ liïtératùre d'uh monde si rcmarquabtc. Elles ihdiquet'onfeiles'-memes aiséh/ent les sources et les ruisseaux dont j'àt dingo les eaux rafraîchissantes dans mes parterres de fleurs..

L'auteur des poésies qui'précèdent voudrait être considéré connue un~ôyageUr)' qU'ôhjloUe~o savoir s'aecommodcr aux coutumes des pays étrangers, de faire ses ciTorts pour s'en ap-proprier !e langage, en partager !cs sentiments, en adopter les moeurs. Oh l'excUsë/'si ceta ne lui réussit que jusque un certain point, et'si un accent particulier, une invincible per-sistance de sa nationalité, font toujours reconnaître eh Jui t'étrangcr. Ainsi puisse mon petit nvre trouver grâce Les connaisseurs excusent avec intelligence; les amateurs, moins irappés des défauts,-reçoivent sans prévention ce qui leur est présenté.

Mais, pour faire plus vite agréer aux siens tout ce qu'it rap-porte, le voyageur joue le ro!c d'un marchand, qui étale ses marchandises avec complaisance, et cherche par divers moyens à les rendre agréabiës; et, qu'il les annonce, les décrive ou même les vante, on ne lui en fait pas un crime.

Et d'abord notre poëte peut déclarer que, dans ce qui est des mœurset de l'esthétique, il s'est fait avant tout un devoir de la clarté; qu'il a pris soin de s'exprimer dans le langage le plus uni~ dans le rhyuune le plus facile, le plus saisissabio de son idiotne, et qu'il n'a laissé entrevoir que de loin ces arti-fices et ces ramnements par lesquels les Orientaux s'eflorcent déplaire.

Cependant lé sens est quc!quefois.embarrassé par certaine mots étrangers inévitables, qui sont obscurs, parce qu'ils se rapportent a des objets déterminés, aux croyances, aux opi-nions, aux traditions, aux fables et aux moeurs. On s'est cru particulièrement obligé d'expliquer ces expressions; en quoi t'en s'est proposé de satisfaire ce que.pàraissaicht exiger Ie~ questions et les objections des auduêurs et des lecteurs alle-mands Une table indique tes pages où se trouvent les endroits obscurs et où ils sont expliques. Mais ces explications sont don-nées avec Un certain ensemble ~afm de présenter; au 1 ieu de notes détachée~, un texte indépendant, qui h~offre, it est vrai, qu'un expose rapide et une faible liaison) mais qui donne au lecteur une vue générale et des éclairctss~ Puissent nos efforts dans cette carnerehouYelIc obtenir l'ap-probation t Nous osohs l'espérër/Dans un temps où l'on appro-prie fidèlement a notre langue tant de choses de l'Orient) il peut sembler méritoire que nous ayons cherché, dé notre coté, a diriger l'attention sur un monde d'où nous sont parvenues, depuis des milliers d'années, tant de choses grandes, bonnes et belles, et duquel nous pouvons espérer chaque jour da-vantage.

tfMtMbrenx.

La poésie halive est chez'toute nation la première; elle est la base de toutes celles qui suivent; plus elle se produit fraîche et naturelle, plus les autres époques se développent heureu-sement.

Comme nous parlons de poésie orientale, il est nécessaire de mentionner la Bible; qui eh est le plus ancien recueil. Une grande partie de l'Ancien testament est écrite avec exaltation, t avec enthousiasme, et appartient au domaine de la poésie. Le vif souvenir du temps où Herder et Eichhorn nous expli-quaient cUx-mcmes ces matières nous rappelle une haute jouis-sance, comparable au lever du soleil dans le ciel pur de l'Orient. Nous ne pouvons qu'indiquer Ce que nous ont trans-mis'et légué ces hommes émments, et l'on nous pardon-nera la précipitation avec laquelle nous passons devant ces trésors.

Cependant nous citerons comme exemple le livre de Ruth, qui, outre son but élcvé,dcprocurcraun roi d'Israël d'intéres-sants et honnêtes ancêtres, peut être en même temps consi-déré comme un aimable petit poème, une épopée, une idylle, que l'on nous a conservée.

Nous nous arrêterons ensuite un moment au Cantique des Can-tiques, comme ace qui nous est parvenu de plus délicat et de plus ihiMitable'pour l~exprcssion~uh~agréàb ardent. i' amour. r(oUs regrettons, il est vrà) que 'ces chants, fragmëh-tau es, entremêlés entasses ne donnent pas une jouissance pleine et pure, et pourtant nous sommes ravis de h6us trans-porter au milieu des circonstances dans lesqùclles~ces cœurs enthousiastes ont vécu. Tout à~iravërs.soùme~u~~ ticdë brise du plus aimable canton dé Chanaan, la tranquille Yië citampétre, la culture des vignes des jardins et des aromates, quelque chose de la'gehe des vineS) .puis) dans 'le fond du-tàbleau~ la courd'un' r6i avec ses magni ficencês. Cependant le Utemc prin-cipal est toujours la passion brûlante de' deux jenneseceurs, qui se cherchent, se trouvent se repoussent) s'attirent) dans diYcrscsstiuationsd'une extremesimpitclte.

Plus d'une ibis hous avons songe a détacher quelques parties de cet aimable désordre et a lés coordonner mais c'est préci-sément ce qu'il y a d'insoluble et d'chiginatique qui donne a ces rares feuillets leur grâce et leur caractère propre. Que de fois des esprits bien intentionnés) amoureux de l'ordre) ont eu la tentation d'y chercher oit d'y établir un cnchafnement rai-sonnable) et chacun laisse toujours à un successeur !c mOnc travail.

Le livre de Uuth a de même atHre par son charme invincible plus d'un homme de mérite, qui se sont abandonnés a la vaine pcnsécqu'un récit, qui est, dans son laconisme, d'une incom-parable beauté, pourrait gagner quelque chose dans une longue paraphrase.

C'est ainsi que, livre par livre, le livre des livres pourrait nous montrer qu'il nous fut donné afin que nous puissions nous y éprouver comme dans un second univers, nous y perdre, nous instruire et nous cultiver.

t<e* Arabe*.

H est un peuple de l'Orient, !cs Arabes, chez lequel nous trouvons des trésors magnifiques dans les Moatlakat. Ce sont des chants de concours, qui sortaientYainqucursdesjoutespoe-tiques; des poésies antérieures à Mahomet, écrites en lettres d'or, suspendues aux portes de la maison de Dieu & la Mecque.

1)1VÀ~ Us donnentU'idéë'd'un peUpIe'nomade~ pasteur et guerrier, agîté l'intérieur par Ies;Ïuttes de tribus diverses. Ces poésies expriment l'inébranlable aitachëmëntaux~~h dèla jj1Ón.iè tribu le désir "de là gloire} la vaillance ) l'ardeur insatiable de vengeance/ adoucie par la mélancolie de l'amodr~ la bienfai-sance, le dévoùëmcnt~tout'celin sans limites. Ces poésies nous donnent une idée sufnsahte'dë la haute èúitûrë'Q~ étaitp~rvenÜé la tribu des KoràichiiëS} du sein de taquclië Mahomet lui-même sortit, mais pour lui imposer une croyance sombre et lui voiler toute perspective de progrès plus purs.

La valeur de ces excellents poèmes, qui sont au nombre de sept) est relevée encore par leur grande diversité. Nous ne pouvons en rendre compte en termes plus brefs et plus dignes qu'en citant les propres paroles par lesquelles te judicieux Jônes les caractérise; < Le chant d'Amralkai est doux joyeux .bril-lant élégant ) varié et agréable, celui de Tarafa hardi, animée bdhdissahtt et toutefois mêlé de quelque gaieté le citant de Xoheir est rigide ) austère chaste, plein de règles morales et de graves maximes; celui de Lebid est léger, amoureux t élé-gant et tendre; il rappelle la deuxième églogue de yii'gito, car le poète se plaint de l'orgueil et de la fierté de sa bien-aiméc~ et en prend occasion d'énumércr ses propres mérites, d'élever jusqu'au ciel la gloire de sa tribu. Le chant d'Antara se montre ncr, menaçant) expressif) magnifique) et n'est pas sans beautés de descriptions et d'images; Amrou est véhément, sublime ) pompeux; Hat'cth) plein de sagesse de sagacité et de dignité. Les deux derniers se présentent aussi comme des discours de controverse politique et poétique, qui furent prononcés devant une assemblée d'Arabes pour apaiser la haine funeste de deux tribus.

Ce peu de mots ayant éveillé sans doute chez nos lecteurs le désir de lire ou de relire ces poëmes, nous en citerons Un autres du temps de Mahomet, ou règne parfaitement l'esprit des pre-miers. On pourra trouver ce chant d'un caractère mélancolique et même sombre; c'est l'expression brûlante de la vengeance poursuivie et satisfaite.

Sous le rocher au bord du chemin, il est gisant, égorgé; 'sur sa blessure ne distille pas une goutte de rosée. 2. Il m'imposa un lourd iardeau et il mourut certes, ce fardeâU)jëYëuxIep6rter. :Ï r j 3. Il est héritier de ma vengeance, le fils de ma sœur, le Yaillant~i'implacable.

4. 11 sué en silence le poisôh) comme là vipère se, tait, comme ëxhaloson venin le serpent, contre lequel il n'est point décharmeefncace. i 6. La foudroyante hbuvelle nous est venue d'un grand et tèiTible malheur elle aurait dompte le plus vaiHant des hommes.

'6. Le sort m'a dépouille en blessant l'homme aimable dont l'h6tehèfutjamalsdnens6.

7.11 ëtait u)i rayon de soleil dans les jours froids et} pendant les ardeurs de SiriUs, Une ombre èt un ran'atctussement. 8. Le corps sec sans maigreur, les mains humides ) hardi, impëtdeuX. w 9. Avec une ferme volonté, il à poursuivi son btit jusqu'à l'heure du repos: elle repose aussi la ferme volonté. 10. C'était une pluie distribuant ses dons; dans l'attaque c'était un liohfurieux.

11. Imposant devant le peuple, avec ses cheveux noirs i sa longue robe; il courait a t'entiemi comme un loup maigre. 12/Ii distribuait deux assaisonnements, le miel et l'absinthe; les mets ainsi assaisonnes, chacun en goûtait. 13. Terrible, il chevauchait seu!~ nul ne l'accoinpagnait que le glaive d'Yemcn orne de brèches.

14. Nôtre jeune troupese mit en marche à midi contre l'en-nemi nous avançâmes toute la nuit, comme des nuages qui volcntsanstreve. w 16. Omcun était un glaive, ceint d'un glaive, éclair cbloUis-sant.quahdonlettraitdufourreau.

16. Ils aspiraient les vapeurs du sommeil, mais, dés qu'ils branlèrent la tête, nous les frappâmes de nos cpccs et ils n'étaient plus.

17. Nous tirâmes une vengeance pleine; de deux tribus, il en réchappa bien peu, très-peu.

18. Et le Houdscilito a brise sa lance pour l'immoler, parce qu'avec sa lance il avait bris6 les HoudseiHtcs. 19. Ils le couchèrent dans un sauvage lieu de repos sur la roche raboteuse) où les chameaux eux-mêmes se déchiraient les pieds. ~f~ 20. Quand le matin;vint le saluer dans ce triste lieu, le guer-rier ëgbrgé, il ëtahdepoûhte e<{l~ iwï.

2i. Mais àprésentjelés ai mis mort} les Hpudsciittes, avec. de ~profondes blessures) lé' malheur né saurait m'attendrir, c'est lui-même qui s'attendrit., 22. 'La soif de la lance fut apaisée aussitôt qu'elle put boire on ne lui refusa point les coups rëpëtés.

23. Dësôrmàistl~cst de nouveau ?p le vin tqUi était d'abord défendu force de travail~ j'ai côhquts ma dispense. 24: J'ai étendu cette faYeur a mon epëe et a ma lance et. a mon coursier. C'est maintenant un bien communi 25. l'rësente-hloi donc la coupe, ÔSavad Ben Àmre, car mon corps, a cause de mon oncle, n'est qu'une grande plaie. 26. Et nous avons présenté aux Houdsetlitcs le calice de mort dont l'efÏet est la miscrC) l'aveuglement et la dégra-dation.

27. Alors les hyènes rirent a là mort des Itoudscilites, et tu vis la face des loups rayonnante..

28. Les plus nobles vautours accoururent a iirc-d'aitcs: ils passèrent de cadavre en cadavre, et j rassasies de la pâture abondamment préparée; ils ne pouvaient s'élever dans les airs. Ce chant exige peu d'explications. La grandeur de caractère, le sérieux~ la légitime cruauté de l'action, sont ici proprement la inoelle île la poésie. Lès deux premières strophes prcsen-, tent clairement l'exposition) le mort parle dans la troisième et la quatrième, et charge son parent de le venger la sixième et la septième se rattachent par le sens. aux premières) elles offrent une transposition lyrique depuis la septième jusque la treizième) on célèbre le mort aun de faire sentir la grandeur de la perte; de la quatorzième à la dix-septteme strophe, on décrit l'expédition contre les ennemis; la dix-huitième nous, ramène en arrière la dix-neuvième et la vingtième pourraient se trouver immédiatement après les deux premières) comme la vingt et unième et la vingt-deuxième~ après la dix-septième puis vient, dans le. la joie et la jouissance de la vic-t6irë,èt;pour la conciùsion, l'effroyable plaisir de voir de t soi les ennemis tués eH proie aux hyènes et aux vàutotirs. Ce qui nous parait oxtrêniement remarquable dans ce cbantyi Í c'est que la prose pure de~l'àetlôh est rendue p6~ transposition des détails. Cette circonstance et l'absence presque' ¡ totale d'ornements extérieurs dohncnt aU poème. un caractère plus grave, et qui le lira, eh se~péhètraht du sujet, croira voir, du commencement & là fin, l'événement se développer sdus ses yeux.

TMUtftttcB.

Si nous portons maintenant nos regards sur iësPerses~ na-tion paisible, civilisée, nous devons, puisque leurs poésies sont proprement le sujet de ce travail, remonter aux temps anciens, afin de nous rendre tes nouveaux intelligibles' Les personnes qui se livrent aux études historiques sont toujours frappées de voir qu'un pays fût-il conquis souvent, assujetti et même ruiné, un certain noyau delà nation se maintient toujours avec son caractère, si bien qu'on voit reparaître à l'improviste des traits de mœurs nationates des longtemps connus. A ce point de vue on pourra trouver agréable d'entendre parler des anciens Perses, pour passer rapidement, d'une marche plus libre et plus sûre, jusqu'aux temps actuels.

Attctent) fente*.

Le cuite des anciens l'arsis se fondait sur la contemplation de la nature. Quand ils adoraient le Créateur, ils se tournaient vers te soleil levant, comme le plus surprenant et le plus ma-ghinquc des phénomènes. Ils croyaient y voir le trône de Dieu entouré d'anges étincclants. Tous tes honuhcs, jusqu'au plus humble, pouvaient célébrer chaque jour ce culte briiïant et su-blime; lé pauvre sortait de sa cabane, le guerrier de sa tente, i et le plus religieux de tous tes actes était accompli. On donnait à l'enfant nouveau-né le baptême du feu dans ces beaux rayons, et, durant tout le jour, durant toute la vie, le Parsi se voyait accompagné dans toutes ses actions par l'astre créateur. La nuit était éclairée par la lune et les étoiles, également inaccessibles et appartenant a l'infini. Cependant le feu se place a leurs cotés, éclairant, réchauffant, selon son pouvoir. Faire sa prière en face de ce représentMtt.s'incItner devant cetut~~ on a sent! l'im* mehsité) devient un devoir agréable et pietix. Ïl n'est rien; de plus pur qu'un lever de soleil dans un jour serein ~ëtit allait aliumer et entretenir le feU avec )àmé~~ f si 1'tinwôulait qu'il fut et qu'il demeurât sacre et semblable au soleil. Zoroastre semble avôif) le premier~transform~ ta pure reli-gion naturelle en un culte c~r~môniëuxi La pri~re'mën~ qui renferme et exclut toutes lés rèligtûns, et ne pénètre dans toute la conduite de là vie que cnéz un petit hômbre d'hommes fa-vorises de Dieù< nësë développe chez là plupart que commëûne ardeur, un ravissement passager qui est a peme évanoui, que l'homme rendu a lui-même, mécontent ) désoccupé, retombe dans le plus profbhdënnUi.

Combler ce vide avec d'interminables cércnlohies~ des consé-crations et des expiations) des allées et des venues, des inclina-tions et des révérences, c'est le.devoir et le prôut des prêtres, 1 qui) durant des siècles, éparpillent leur métier en d'innombra-bles minuties. Celui qui peut se faire un tableau rapide, a partir de cette première adoration naive du soleil levant, jusqu'à la démence des GuèbreS) telle qu'elle existe encore de nos jours aux Indes~ verra ) d'un coté, une jeune nation~ sortant du som-meil a la première clarté du jour~ de l'autre, un peuple assom-brie qui s'efforce d6 tuer l'ennui vulgaire par l'ennui dévot.

Ccpendantilimportede remarquer que les anciens Parsis ne se bornèrent pas a adorer lé feu leur religion est basée sur la dignité de tous les éléments, eh tant qu'ils annoncent l'existence et là puissance de Dieu. De la leur sainte appréhension de souiller l'eau,l'air) la terre. Ce respect pour tous les objets naturels qui entourent l'homme mené a toutes les vertus civiles; il excite et il entretient l'attention, la propreté, la diligence. Il était la base de-1'agricutture :en effet, comme ils ne souil-laient aucune rivière, les canaux étaient aussi établis et propre-ment entretenus, en ménageant, avec une soigneuse économie, les eaux dont la circulation fertilisait !e pays, si bien que la culture du royaume était alors plus de dix fois ce qu'elte est aujourd'hui. Tous les travaux auxquels souriait le soleil étaient poussés avec la plus grande activité; mais la vigne, le plus cher enfant du soleil, était l'objet de soins tout particuliers. ~La forme étrange'de'îeurs~ de cé~e tn6m~ attention exagérée a'né pas sduilte éléfuêfit.sjp~p()] féé dés villes s~xercaiiaUsst d'après ces maximes la propreté de$ rues'était'une'anairc~de religion,'ét~ -j ~~i'~iÍ!~êf¡è!i;qt~ tes Guebres sont chdssés~'repoussés', nitëprisës ~etji~e~ tout au plus ~trouver leur demeure ~qtie dans Içs faubourgs et ëndes'quartiërs!~c~iës}ùn mou lègu~ une son~me;pout què'tetîe~~d~~ f6Hè'IÎié\tié la capitat&soit sans'retard <:omplëtëmëntYneti6y~è. :~s¡"ViL Yanto; et si pratique 'qUt~rëndtt~po~iNë cette popul&tidniin-croyaMe attesta par l~htstoiror'' <. f.

')Uhe religion si déticate~ibhdëe sur la tbU dans ses Œuvres du monde sensiMe,'doheiercer sur les mœUrs une innuëncepàrticuliere/Que l'on ëh'6onsid6re les ord6nhànccs et les prohibitions principales !'ne pas mehtir~'ne point faire de dettes, ne pas être ihgrat~~iLe'môraiiste} l'ascétique, s'cxpit~ quet'bnt aisément la fécondité do ces préceptes; En cuët a prp'-prement parler, la première de ces dëiensës 'comprend les déùi suivantes et toutes les autres encore~ qui ne dëcoulent propre-ment que du mensonge et'de l'infidélité i c'est'pourquoi) en Orientale diable est~Uhiquement qualifié de menteur éternel. ¡; Cependant~-commo ce culte porte a la cohtemplatiom il pour-rait aisément entramertdans la~ollësse, et les longs et amptes vêtements annoncent aussi des habitudes efféminées i mais les mœurs et les institutions réagissaient avec énergiet'Oh portait des armes, même en temps de paix et dan~ la vie sociale~ et l'Oh s'exerçait de mi)le façons a les.mahiërtiLcs Parsis furent de tout temps d'habiles et impétueux cavaliers; leurs jeux même, comme celui de la paume et du battoir~dans de grandes car-rières, entretenaient leur vigueur, leur: force et leur agitité et Une impitoyable conscription faisait d'eux, au'premier signe du roi~un peuple de héros. t.' ) r f Considérons encore leurs idées sur la~divinité. Au commen-cement le Culte public était borné a Un petit nombre de feui et il en était d'autant plus vénérable, ensuite'i~se'forma une

t. Ils eïpdsatent les morts, sans lès ensëyeifr, et !es at~andonnaient aux MtM sauvages. 'i imposante caste saccrdptatc}de!plus en ;plùs\~ et; avec'elle,'les; fëux<se~ ÕIi~êe."poqvÓWè\~r!c~i inuhiei~éht uni ~s'éievat'dans ,lei Mü,~R}r civil, celà.est~àrts'Ià nature d~ tibies. Sans rappeler que le ~uxSmcrdis~ s'empara du royaume, était un mage relevé "sur lé'û'6ne et soutenu quelque tempS~pàr~sës~ confrères) noUs~ vôybns qüé';lesnriagés füient plùsteu~s fois redoutables auÉ~ i,, Dispersa par l'mYasiohïd'Âtoxandré~n~ f,o~ parthes) ses ~successeurs~'reieycs~etMunts~ Sâssanidesy ils se niontreMht toujours fermes da~ principes'et résis-: tereht au souvefà!n qui agtssaM a l'encôhtre~ Û'est pourquoi its eurent~ recours a tous les moyens pour rendre insupportable aux deux époux l'umon de Ktiosrbû avec la betle Schirm, qm étatt'chretienné.~ r"~ 1 Hhun; chassés a jamais par les Arabes'et rëppussés;dans les Indes, 'et, pour~ce 'qu~irésta eh Perse de leurs pareils pu de leurs coreligionnaires, méprisés et nialtraités jusqu'à nos jours tour & tour tolérés, et persécutés) selon le caprice des soUverams ils ont maintenu leur culte~ça et 1~ dans sa pureté primitive); même en de hn~éràulcs retraites,'comme 16 poète a essayé de l'expri-mer dans'Ie Testament du vieux Parsi. `.

Que cette religion ait rendu longtemps de grands services qu'elle; fut susceptible = d'une plus haute culture qut s'est ré-pandue dans la partie occidentale :du: monde .oriental on ne saurait pas en douter. Mais llfëst extrêmement difficile d'expli-quer d'où cette cultures'est répandue et comment la chose s'est fâite.'De nombreuses cités dispersées .dan~beaucpUp de contrées furentcommë des centres de vie; mais; ceque j'admire le plus, c'est que le voisinage fatal de l'idoIAtrie~ndienne ne put agir surelle. On s'étonner les vUlcs dc'B~Ikh et de Bannan étant si proches l'une de l'autre, de voir, ici, fabriquées et adorées les plus absurdes idoles de taille colossale, et) la, se maintenir les temples du feu pur} do grands monastères: s'élever pour les membres de cette croyance, et unejnultitude de mobeds'so réunir. Combien ces institutions étaient excellentes) c'est ce que lt Mages du deM~me <)rdr9t chargés d'entretenir te feu <Mre. prouvent les hommes extràordihaires~q~ sônt s,Õrtis~ Télle ftit la famille des Darmécides, qui ~nllèreht si longtemps comme puissants ministres d'État, jusqu'à ce qu'ehnh ils furent exiir~~ et bannis, comme on a vu de nos jours une famille assez pa-reille.

<!o*Te)fttemeH<.

Tandis qttê !e 'philosophe' se compose) & l'aide de principes, un droit naturel) intemattpnal et- public) l'historien rechercite (~ que furent de tout temps ces relations e~ mainës. Or nous trouvons~ dans le plus antique Orient) que toute souveraineté! dérive du droit de déclarer là guerre. Ce droite comme tous les autres/réside d'abord dans la volonté, dans les passions du peuple. Un membre de la tribu cst-il offensée aussitôt !a masse se lève spontanément pour tirer ven-geance de l'onensëur. Mais, comme !a foute, qui peut agir, ne saurait diriger) eHe charge par élection, par coutume~ par tra-dition, un chef Unique de la mener au combat) que ce soit pour une seule expédition OU pour~ plusieurs. Ce poste dangereux) eUeIë cohue àU vaitlant homme pour toute sa viC) et puis ennn pour lui et ses descendants. C'est ainsi que) par son habileté a conduire la guerre) le chef s'assure le droit de la déclarer. De la résulte la faculté d'appeler) d'inviter, de contraindre a prendre lés armes tout membre de l'État qui peut être considéré comme désireux et capable de combattre. De tout temps cette conscription) pour se montrer efficace et juste, dut être impi-toyable. Le premier Darius prend les armes contre des voisins suspects; le peuple, innombrable, obéit a son appel. Un vieil-lard livre trois ms; il demande que le quatrième soit exempté Ictoi le lui renvoie en morceaux. Voila donc ledroitdevieet de mort déjà formulé. Dans la bataille même cela ne souffre aucune difficulté t en effet tout un corps d'armée n'est-il pas sacrifié souvent en pure perte, par caprice ou impéritie, sans que personne en demande compte au général?

Chez les nations guerrières) cet état de choses se maintient pendant les courts intervalles de paix. La guerre subsiste tou-jours autour du roi, et, à la cour, personne n'est sûr de sa vie. On continue de lever les taxes que la guerre rendait néces-saires. C'est pourquoi Darius Codoman établit avec prévoyance

des tributs réguliers au lieu des dons Volontaires. Sûr ce'tbh-demeht, ayec cette cônsUtution~Iampharchie des Perses s'éleva au plus haut degré de puissance et de prospérité, qui cependant Unit par échouer contre l'héroïsme d'une nation Voisine, petite etmorcelée..

HhtetM.

Quand des~prmces doués' de talents extràordiMtres eurent concentré les forces .militaires du pays .et pùrté au plu~ haut point ,1'élasticité .de là~màsse, les Perses se montrèrent redou' tables même aUx peuples éloignés, a plus forte raison a ceux du voismage.

Tous furent subjugués, sauf iëa~GrecS) qui) divisés eh se réunirent contre l'ennemmombrèux et acharné, et déployè-rent un dévouement admirable, vertu suprême, dans làquetlé sont renfermées toutes les autres; Par la oh gagna du temps, et) à mesure que la puissance des Perses déchut a l'intérieur, Phi-~ lippe de Macédoine put fonder un État, rassembler autour de lui les autres Grecs, et, en échange de leur liberté perdue, pré-parer leur victoire sur les ennemis étrangers. Son fils subjugua les Perses et conquit leur empire.

Les Perses ne s'étaient pas seulement rendus redoutables, mais aussi extrêmement odieux au peuple grec, en attaquant a la fois l'État et le culte. Attachés Une religion ou les astres du' ciel, le (eu, les étéments,;étaient adorés en plein air comme des êtres divins, ils trouvaient hautement condamnable d'enfermer, les dieux dans des maisons et de les adorer a couvert.Us brû-lèrent donc et détruisirent les temples, et, par la, its élevèrent contre eux-mêmes des monuments de haine éternelle, car ta sa-gesse des Grecs résolut de ne jamais réparer ces ruines~ mai*. de les laisser subsister comme une menace t et Un aiguillon pour les vengeances futures. Ce désir de venger leur religion offensée, les Grecs le portèrent avec eux dans les champs de la Perse. Ainsi s'expliquent diversescruautés; on veut même excu-ser par la l'embrasement de Persépolis.

Tous les objets du culte des mages,,qui, s'étant éloignés de leur simplicité primitive, avaient déjà besoin de temples et de cloîtres, furent pareillement détruits, les mages, citasses et dis-persés. Cependant un grand nombre se cachèrent et se réuni--

bïvAH.

-reht)'cpns~~àA~)po~r des~em ilièHiéH~s j'Î ièúfs se'tlti ¡hÕiÙs [etleûrc&Uéi)I~~pAt{ënce'iu~mise~~ }ia!môrtd'MaM~e,!so~~ptr& ¡ ~f~s ~tats a~~é-mo~ce~ }es~ar<HM's'é~ qui nous occupe ict pàrticu]~rément. La ~àngùe, Ics'mce~s~la religion ,de. ta Grèce, s'acëlint~tereni chez eux. Ainsi s~<:où!È-tent'ctnqic~ant~sur~~cendre~e~ aniiqu'esji sotts~ !es<pjé)s '!é'ii 'sacre jné' cessa pas de côtivei~en Mrte qiM 1!~ ~Sassâhideà au cqinmehc~emëhi' dU ~troisi~me sieste <te.not~ere,'a~ànt:pree!anïë~é'n~ i i lâtîcieDiié ~cl Ugtoh et restauré l'anctehcutte, trouvèrent aussitôt un ~notnbre domages' et dô thobeifis~- qui s'étaient~ maintënus'en sitcnce)' eux ët.kUr~croyaheët~aux'hmitès~e'l%cte'etpar'Qela~L'a~ tâhgtt~'persane~fut-r~Mtsë'èh usagé)'~ et une'vëritabto h&tiôna){t6's'cteva'sur'dës bases hou~cttës.dus trouvons'ici~'dans~n-espa~ci'de 'quatre~ s!cc!ës,~ea'prem!~ tradiUons mythôlôgtques 'Ue rh!stô!rë persane 'chtre!ëhùcs/ eh quelque mesure,' pai' 'des ~reh~niscënccs 'en prose poétique. Ce brinant'crcpUscùle'nôus'charnïë'toujôurs et ~avar!6tc des ca-ractères et des événements cven<e!un grahd'ifttërct: Mai~ toùt'ce'qu~hous'apprehons dc'ta'statùaire et 'de l'archi-tecture a cette'épôqUe-hbUs~espreschte'commëhëvisaht'qd'aù îuxe et'a'Ia'thSgntncehce) au'gigantesque et au monstrueux.' Ht comment'pottvait~l{enetre'au<remeht, puisque les Perses du-rent emprunter~es arts a l'Occident, des~ors profondément dé-génère ?'Lé poëtepossède'Jui-iheme un ànneau'a cacheter nc'Sà-por'I"~ttnfônyï,'<àiHémànitestément par un arnste occidental d&cette'ëpoque, 'petit~etre'uh~prisôhnier d6 guerre. Et le gra-veur de cathets du Sassàntde vainqueur auràit~il~été plus ttaMiic quetie graveur au poinçon 'de 'Vàtérien 'vaincu?'L'aspect 'des monnaiGS'de' ce'temps, 'nous ne !e'cohhaissons que 'trop. Les faMes pdëtiqu es ~e ces monuments qui nous'rcstënt sont 6!Ies-memes'deseehdues'peu a'peU) gr~ce 'aUx etTorts dès-savants, jusqu'à ta prose historique.'Nouve! oxempic.'qu~nùus faitcôtn-prenare ctairemënt qu'un.peup!e peut 'attëih'dre Uh'haut degré de cutture'reUgieusc~et morate,~s'cntourcr'ue pompe et de magnificence, et mériter qu'on '!c ~rango ehcore/sous ie 'rap-port des arts,'parm!!os peupics'barbares.

sa?

) De même, si {nous~vôûlons ~l'avenir < apprécier ..justement \la ;poésté orientale ~et particulièrement lajpQés!e,përsane,. ~t ne.pas nousMposëràu.ch~n~eta~'humt~ i~më-ri<e, nous devons aUssi examiner avec som ôù'se (rouvait pro-prement) a Ceiteepo~ Jt:sëmble'qu'il<se~Mt;répandu ;peu,d~ cllose~de l;Occldent; .même dans )îes contres,6rien{ates.las/~ sUrtoutnes.yeUxftxësJsur~és<In~ f; ~(,ç4fI)m~f les :.Il£l~r.e~~ .du~U!et.des~lemèn~~né)~ gré ce~ë)r€ltgMn,foUèmeTtttmonS<~ )~~â!his; ~9)âJ joie gouteriuné<phitosQph)e.abs<ruse,'Dn<h'en~p~~ gize ce~uiie~t~gatemehtbiehYehu.chez ious~~ ëcrits quusetrappprtent~~Ja;sag€sse)pr~ l'ôn!ni'le)plus;grandtCâs'des~b!~es'de'Btdpat,c~ pa>1~` iI1êin~ ¡ on détrutstt.dàns;sës derniers ,fondëmehtStti!ie{poësiefuthrë. À cette époque ;~ohayaitaMssi UirCi de laim~m .d'ëchëcs/qut~ehfrapport avec cette science prat~ue~cst~ a:d6iruire tout sentiment de poésie/)Ce!à/pôs~).nou~ hautement)lc :natureLque jles pbëtes-persàns montrèrent plus ttard)'aussit6t)qu'i!s furent excitas par des'circonstancesfaYo-raMea i.nous admirerôhi} cômme.ils savent luttencontre .divers obstacles~les éviter ou,même les surmonter.

~Le voismage ,de.Byzance, les guerres avec .les empereurs d'Orient *ct.les relations mutuelles qui en .résultèrent, amenc-réntënnnuhmë!ange,a!àiaYeUr duquel !a!religionehrc<iehne 8'insinuc.dans.celle .des anciens ~Parsis,n6n.sàns résistance de ttatpart (dcs~mobeds.ctidos libmmeaf,pr~pos6sà.la garde de la ;reugton'dUipaySt C'est ainsi ~ue: les (diverses'contrariétés, et .même le grandtmalhet!r)dbntl'cxceHent)pr!nce,Khosrou,Parvis ii[ut.v!ctime,n'ëurcht'd'autre origine que.l'attachement.dû l'ai-imable et belleSchirina.là foi chrétienne.

.Tout cela)'considéré .même suporucieHement.nous \ôbl)ge d'avouer-quetles .vues ettla'conduite'desSassanides~ méritent )toUte sorte~defloùangos seulement dis ne: furent ipas assez puissantStpour se maintenir,<cntourés d'ennemis.comme ils

1. WtSTi.tcn, 6e<fff<!t<«t,'qU~se'<rotiYO Uans'te'teite, ne d~stgne que ta si-tuatipndeConstantinoptcpartapportàhl'erse.

bn'A:n.

l'étaient, dans une époque si agitée. Après une vigoureuse résis-tance) Us furent ~ut~~ 'lèS :i'abcsiqûc :~Iahomef âvàlt élevés,'par l'unité, a la plus fbrmidâble'puissàn~

M.h.-èt.

Comme) dâns~nos mediitatiôns~nous partons du pomt'devue poéttquCtb~~u m&ins'qûenous yTevenons, il convient~ notre butdë~parIerioUt'd'àbord dé cct~ "êxtrâ6idIiÜiirêr' b.Îèn' qu'ïlsouÏ!enné"etqu'!l~ liKùt~nîêÎÜ 'q~'H'ést ~pi'ÕPliè'té ét non poète) en sorte qu'on doit con~~ Comme une loi divihe et non-comme un livr~M 1`étüdè ou l'amusement. MahUenânt, si nous voutdns' déterminer avec ~soin ta dinerëncëqui existe ëhire lepdëië et le propnète) nous dirons que l'un et l'autre sont saisis et éhuammés par un dieu, mais qu6) te don qù'it a reçu/ie poëtë ië dissipe ëh'jouissances, 'ann'de'prodùirëiâjouissahce et d'obtenir par ses ~p~ ta gloire ou du moins uhc douce viei H néglige tous les autres buts, tl cherche a être vai'ié) a se montrër~hépuisàbte'dahs tes sentiments et tes faMeaûx~ Le prophète) au contraire', n'a qu'un but unique et détermine, pour t'atteindre ,n emploie les moyens tes plus simples~ tt veut annoncer une 'doctrine et ras-sembler les peuples par elle et autour d'elle, cônime 'autour d'ùnétendard; pour cela, il sufnt que le monde croie il faut donc que ie prophète soitet ne cesse pàs'd'ctrc inon6tone) car on necroitpasia diversité, on la juge. >

Pour dit'e beaucoup en peu de tndts/tôùt le contenu du Co-ran se trouve au commencement du deuxième surate~ dont voie! !es termes t* 11 n'y à rien de douteux dans ce livrer C'est une instruction pour les fidèles qui croient véritables les mystères de lafol~ qui observent les temps marques pour là prière; qui font l'aumône de ce que nous leur avons dispense; qui croient a la révélation envoyée du ciel aux prophètes avant toi; qui ont une assurance certaine dé là vie future t ceux-là sont conduits par leur Seigneur et goûteront lé bonheur et la béàtitûdci Pour 'lesincrédulës,'il leur sera indifférent que tu les exhortes où ne les exhortes pas ils ne croiront point. Dieu a scellé leurs cœurs et leurs oreilles. Les ténèbres leur couvrent la vue et ils subi-ront un sévère châtiment.' Jt C'est i~c6~tte'!é''C6ranrëpètesura~~ ~tate'! lÍa'toi,et.' l'incrédulité se'partâgenMèsiié'Hx hà~uts et les liéSx bas le ciel et l'enfer'sbht réservés aux croyants ,i üip¡~WD:e~détaifs plus précis sUr ce qui est ordonné et refendu) dës'recits'fabu-leux dë~~religiohs'jutyee~ r: 4és :¡àh1piiflcàÜÓtls" dé toute espëcë~destaUto~iesët~es~ ~épéH Hbn~sSànS 'fiii~;ihrmènt te corps de ce Uvre sacré, qui, aussi souvent que nous -le' liions, hoùs cause une 'nouYèlie'répùghance', puis nous~attire, nous étQhhe'ë~'ë~nnhnôusin~pdsë'lé'r~spect. 'l Mais ~ce qui eh fera toujours/pôUrtoUtepërsb 'ijtH :i1fti ai~ rh~toirë'un monument d~-la 'plus haute impôrtaiicè~ nous a~ôhs te dire) en citant les paroles d'un' homme Distingué.' ` < L'objet~principàt'du Coran sémbtè avoir ~<é'de ré~ trois din'érehtésreiigiohs'àiors régnantes dans !a' poputeuse Arabie~ et qUi mêlées entre ~nes te 'plus souvent vivaient aU'. jour !ej6ùr, errant sans guide et sans pas "càrÍà' ¡>1iip¡ii+ étaiëht'idotàtrcs, et'Iës attires,'jui<s bu chrétiens~ avec des croyances erronées et hérétiques au plus haut pômt !ëC devait tes amener a')à cohnâissancë et a~'adoratiôh d'uü'rbieü~ unique, étcméi et invisible) qui a créé toutes choses par sa puis-' sance infinie, et qui peut créer celles qui n'existent pas encore; qui cstle dominateur sûprctnc, te juge et seigneur de tous !es seigneurSt'PoUr cela Mahomet étabnt certaines lois avec tes si-~ gnës extérieurs de certaines cérémonies) ]es unes anciennes, tes autres d'invention moderne, 'et' qui furent sanctionnées par t'idée de peines et de récompenses soit temporéttes soit éter-' nëues i il à voutu les atnencr tous a robéissance de Mahomet,' commo prophète et envoyé divin, qui, ap.res les avertisse-' ments répétés, tes promesses et tes menaces'des anciens temps, a dû établir enfin et propager sur ta terre ia vraie retigibh de Dieu par là force des armes, pour se faire rcconhattre la fois comme grand prêtre, évéque ou pape dans tes choses spi-ritueHes, et comme prince souverain dans les choses tempo-' reUes.'

Si l'on ne perd pas ccta de vue, on ne peut trouver mauvais que le musulman appeltc les temps antérieurs a Mahomet !cs' temps d'ignorance, et soit pleinement convaincu que tes lu-~ miercs et la sagesse necommcnccht'qu'avec l'islamisme. Le"

DtVANt style~duCpraniesty.contormëmehtta son'sMJct~~e~ Yère,,élevé, menaçant, o~tét la véritablement subinne: .Atnsi~m clou.chasse l~antre~ o~nul ne.dpit s'~tphner/du.grand~e~ ce: livras C'est;.pou!'q~pHos vrais croyants le ttennent.Roûr,inr crëé et poUN éternel ~commëDieutNéànntpi~ bonnesit~iestq~i pnt!aitrt~u6~~ leureimamere d'ëcnre~et~de.Yers!Cer ~ei ;qm. on~ ~outenu.quë~ s'Un'aYait)Rl~Dieu~der~Yéle~to~rd'u~ lliàhôinetsa Yo!6ht~etuheciYilisat!ôh&bsolumentJég~~ raient ëleY~:par,eUï-m~mespeu~~ çe; 4ëg~ ~t;iÙ,è.¡ne' il un degré:plus,~eYé~etauraienttdéYe!oER~de:]~uspu id~8 dansUne;lang<jte.RUret., D'autres,,Rtus:témèra!res~ ont a.furme;qpe~~ leu~'lahgu6,ett!eur Itttérature;,ettqu'eltes, jamais.~ MaistUntDpëte.Rtèin de'g~n!e.ppUss~plUs.!6!n laihar-diesse'atl'eu croirë,,ioutco que MahometaYfut dit, il ~u'étohdait l'aYoit\dit aussitôt mieux que:tuL;.tr.assemb)a même un certain nombre de sectaires autour de lui, A cause de ceta~oh lui donna par moqucneile nonn de iMotanàbbi,; sous'îeq~el .nous -le. coh~, naissons~~et .qui sigtuRe "un homme qpi joUorait.Yolontiers le rôlodeprophetët.

Or~s'ihest vrai qtto;la critique musulmane trouve cHe-meme dans le Coran quelques difEcUltés (car. des endroits qu'on en a cités autrefois ne s'y'voient.plus aujoUrd'itUi~ d'autres se contre-disent et s'aunulenttréciproquement~enûn.l'on.y, trouve décès défauts inévitables.dans.tous; les documents écrits)~ .cependant ce nvro conservera poUr.jamais une haute innuence} parce qu'il est tout a-fait pratique, et qu'ilfa.été rédige d'une manière con-forme.aux-.besoins d'un peuple qpi'fonde sa gloire.sur. d'anti-ques traditions, et qui. cst~ fermement, attacha; aux. anciennes coutumes~ Maitomct semble tout a fait conséquent dansson.éloignement pour la poésie, car il interdite tous Ies:contes. Ces jeux d'une imagination légère, qui flotte en tout sens du réel a l'imnps~-sible,;et qui.présente l'invraisemblable, comme avéré et indu-bitable, .étaient parfaitement appropriés a la sensualité orienT-tale~atune molle iranquillité, & une oisiveté nonchalante. Ces visions.nottantes sur un fond bizarre s'étaient multipliées à

63h l'innni.dù~cmpsrdes~Sàssanidés'~t~ ~nllc.et~uhe nuits noUs'Ies~brësentent~encha~ P.ât,.)~1j filf l léger. Leur.\caract~o~propreiestde7n'àY~~ Wf~Qi'~l ta ct,)par,conséqueni~de~~ p8ifit ràméner,l'htimmersur:'lûij; le domaine de l'tnnnt~ MaMomet v~ produire ~j~cis~meht. l'efTet contraire. Qu~ VÓ!i..?~ryr~QI}'œ~c1J~lnr,~nsfo¡:!ng~f1Í. légendes ~es récits de;l!Àncten)Testanleh~et~J~ p.airiarcale,,qui~ à~vrai dire~~ une èrôy¡u:i~e. absôhteén,DieU),sur.une oljëtssancë;tnvanab!è;e Í q~ent aussi sUr.'un~M~M i que l'on'cons!dèrc icomoie t i! i sait; exprimer toujours p!us et inculquer, avec d'heureux déYelopp~ ments) ~a.fbi en DieU\ la tConGànçe'ietJ'obéissanœ~tôUt'en~ permettant, d'ordinaire bien deSf<~ntes~maM;eh4lest iaisaa~ servir a'ses dcssoinsr II .est admirable) quand il considère.et; juge dans -cet< esprit les: histoires de; Noe, d'Àbraitam ,)de. Joseph.

tjM Calife*.

Pour en revenir a'cequi~ est'proprement de notre sujet, nous .rcp.éterônsf que fles'SassanidesrégnërentcnYtroh. quatre cents ans;,mais) .à la\nn, ce ne fut pas~ semble-t-it) .avec !eujTt puissance et leur splendeur. premiÈrcs~. Cependant ils i se se'r' raient .maintenus pcut-~tre.quelque- temps encore, shiat pluis-sanco; des Arabes~ h'(haittiait\de ;telst progrès f qu'aucun. Ë<at' ancien ne fut.capable de~.lui. résistePt. Dès le temps) d'Omar~ bientôt !aprcs~!ali6met),ontYitfp~rir. cette.dynastie) q~i avait conserve l'antique rcligtonjporsàne,.et .avait, répandu une civiT lisation.<r6s-remarquab!e.' Les Arabes nrcht main basse sur.tous les livres;.qui n'étaient, a leurs .ycux~ .qu'un~grinbnnage.nuisible! oU.supcrnu~ ils dé-< truisirent tqUs les:-monuments de :ladittératUre),de.sorte.que) les iaibles débris en sont ~tpeine amyésfjusqu'a nous.- L'intro-duction soudainede la langue arabe.cmpëcha toute restauration. de ce qu'on pourrait appelen national. Mais~cette fois encore~la. civilisation du ~vaincu surmontà~ppu a.peu .la rudesso.du.vain-qucur, et les mabométans,,après'leur triomphe ~prirent goût. a la magninccncc,.aux mo'urs:é!égantes; a ce qui'restait de-la. poésie des vaincus: C'est pourquoi.on célèbre encore;, .comme. l'ëpoquelàplusbfinantc~Ié temps où !e~ nàrhW:îilc~ i'êUreYW l'ihnuenee'a'Bagdad: Origïn fde'BalkWyét'. hféÏi'ïùÓtl1s' nobttcs'qUe payons ët~protcctëûrs de gr~ d'établissëhïënts''d'éd~ i `~ls ~'ÙfÍii fi Hi\rúnt i~hHz ;:éüx: je: feïi sacré def la~pôés~e et'de l'éloquence et ,'par leur Sagesse' pra-tique et'ieu~grand~~ ils s'iissú'fèr'efit"mf' hiiu(tat1g'j; m6mei~ans'l'o~~ ;'passé' eh"pl'ô\;è¥1)()i que Ife temps dëa'Ba~ 'd~; "dvIHsaHÓif'èf.

d'àctivtté; locale vivante j duquel, après qU'il est -passé, oh peut tout au' plus 'espérer qu'aptes' de' loTigues' années,' il se KproduirX peut-être en d~aittt'esiteui dans dés'drùonstahces pàrëtilcs. ` Mais le (~lifat lui-même fut de courte durée ~c~ mèhse se maintint a peine quatre cents ans; les lieutenants les plus éloignes se rendirent peu a peu'plus indépendants) lais-saht-tbut au plus subsister l'autoritc des califes comme pouvoir spirituel, chargé de distribuer des titres et des bénénccs. ebëerT<tttom<r*tttt<otte.

On ne conteste pas l'intluence dû climat sur !a culture des races humaines et sur leurs qualités corporelles; mais on ne songé pas toujours que la tonne du gouvernement produit aussi un état physique et moral) dans lequel les caractères se forment de manières diverses. ~foUs ne parlons pas de la multi-tude, mais des figures marquantes et distinguées. Dans là république, il se forme des caractères grands heu-reux, d'une activité pure et trahquillet Si la république s'élève' 1 a l'aristocratie, on voit se produire des hommes graves, con-' séquents,hâbileS) sachant admirablement obéir et comman-der. Un État tombe-t-il'dans l'anarchie, aussitôt surgissent des hommes audacieux téméraires, bravant lés moeurs, agissant aVecuhc violence soudaine, repoussant, jusqu'à nous faire fré-mira toute modération. De son coté, le despotisme~ produit de grands caractères j des vues'générales, sages et paisibles, une activité, une fbrmeté, une résolution sévère, toutes qualités nécessaires pour servir le despote~ se développent chex des esprits'capables, et leur procurent les premiers postes de l'état, où Us se forment au commandement. Tels furent les hommes' quLsedéveIopp6rënt sous Atexandre le G~ànd~ dont les ~~g~ raux se mohtrcreht (l'abord comme rois après: sa~morhpréma-. tttrée.LMCaIttësYaYaiéht apporter ie'pbids~d mense ~qu'ils durent faire gouverner par des'iieute~ le pouvoihët 'l'indépendance, s'accrurent, tandis .que .là puis-j sancc' du souveraine diminuait.! Un homme excellente qui sut {bhdcretméritër~uh royaume particulier~ est cëluudoht'M aYohsa'parlër maintenant, pour apprendre a~cônnàtt~~ lé fond de là houyëlle poésie persane et ses remarquables commence-ments. ~{,i~

M~hmemddèt:*tB*.

-t' 't'' '< Mahmoud dont !le pèrëràvàit~ fondé un puissant royaume dans lës'môhtâghes'Ybisihësdes'Indes) tandis que les califes tombaient en décadence .dans là plaine de iI'Ëuphrate/pour-- 8uiYit'l'<cUVre de son prédécesseur et se rendit .illustre comme Alexandre et ;tfrédértc,n laisse subsister le calife, comme une e sorte de pouvoir spirituel qu'on pëutj jusqu'à un certain point, rëconhàttrc pour son propre avantagea Cependant il arrondit d'abord son royaume, puis tl envahit les Indes avec degrandes forces et Unsingulier bonheur. Mâhométanzélé~ il se montre infatigable et sévëre a propager sa foi et a détrmre l'idolâtrie; tja foi en un Dieu unique élovë~ôujours les esprits, parce qu'elle rappelle a l'homme l'unité de sa propre nature. Il est plus a notre portée~ le prophète national qui ne demande que l'adhé-sion et des formalités, et ordonne de propager une religion qui laisser comme toute autre, le champ libre a l'esprit de secte et de parti ) pour se livrer a des commentaires et des malentendus infinis, et néanmoins demeure toujours la même. Un culte si simple devait se trouver dans la plus choquante contradiction avec l'idolâtrie indienne, provoquer une réaction, ` une lutte, et même une sanglante guerred'exterminatioh, dans laquellela passion de détruire et de convertir se sentait encore i exaltée par la conquête d'immenses trésors.t Des idoles a! freuses, colossales, dont'le corps caverneux fut trouvé plein `~ d'or et de pierreries, furent mises eh pièces, et envoyées par quartiers de divers c6tés,poUr servir a paver le setul des tem-ples mahométans. De nos jours encore, ces idoles monstrueuses des ïndous choquent toute personne d'un goût pur quelle i

DIVAN t.

634) Itorrcu~ no' devaient-elles'pas inspirer/aux': màhométàns~qui) ne'souu~eh~pointd~mages~ 'II n'est pas tout a)iatt H~rs~de~propostd~fatreôb~ep'~ que! Ia~ valeur'drigihelle de! tdute~~ preciée par ses cohsëquences'qu'après) le cours ide~ steoIeshLai ¡ religion jui~eTdéYelôppërà' toujours; une') certaine"' opiniAtreté~ rigide mais aussi iuna libre sagesse et une activité vivante {: !à) manbnletane(he~tire~pas<sea:sectateU~~ et~borheè; car~ en' n~ leur imposaht'aucuns dëYôi~s. p~nit)iës' ¡ eHeieùr dispense) dans ces Iimites,t6Ut ce qUi6st désirable~ 1. et, en même tempS) par~la peYspëcU~~e raven~ inspire et entrettent'Iatvaitlahce ët'ië pàtriôUsme religieux. i t~

Lâtdoctrine indienne ne~valut'nen'desd~rigine,.tout comme' aujourd'hUr)ses)miIteetuhitlediëujE).non.pâsisubordûnnesne8' uns aux autres,,mais tous égàlement'tout-puissants~nofcht) qu'ajouter un nouveau trbùMèaujua~identsidëiia.Yie~encou~ ràgërda;fotie de toutesilesi~assions.ët.favorisér l'egarëmehtt du vice~ comme s'ihctait~e'plUs haut~ degré de!saintete.'et'.det béatitude. Ùn.pôtythéismé plus pur) comme co!ui~des;Grecs) et) des Romains devait)!ui-mAme' nnirtpar~s'égàrersur<ûh6 fausse' route et ses sectateurs'aYec lui. Au! contratre) les: plus-~grànds) élôgèsf sontf dus ai!a;religion!cltrctienhe, dont ià noble, et pUre! origine ne cesse pas de se.conHrmer, en ce que~apres les'pius: grands égarentents oh l'a cntràinéc'1'aYeUgtement'des hommesl, aYanttque l'on s'en douter elle reparait) toujours) avec~somai~' mable caractère) primitif, danssies missions~. les communaux' tes, les confréries) pour.'la~satisfactibn des besoins<!noràux<de) l'humanité, r Si nous~apprbuvôns'Ié zele:de Mahmoudil'idoloclastej.hous'ne lui envierons'pas non plus les-iresors immenses qu'il..àtcon~' quisy et nousf honorerons- surtout~en~Iuitle!ibndàteun'dë'l!~) 1 poésie persane et d'une civi!!satiomplusiéle~ce~ Issu lui-même: de race.persane,.i~tne:se:Iaissa~pas entrainer. dàn~Ies'idees) i ëtroites des Arabes- il tseniit'parftitement'que: le.meiHeU!Yfon-dement d'une'rcligiont se'trouve: dàns~ là nationalité.. ûolle~ci; repose sur. la-poesie; quit nous transmet' les: plus- anciennes) annales en des images~fabuleuses) se produit ensuite par. de-' grés à la lumiëre,.ct,'ans'hcune,rel!ele présent avec lapasse.' Ces réneXt&hs, nous atnènehi au dixième' stecle de .notre &re., Qu&l'on<j~te:Untre~àrd.sU!h :q\li '¡'9~¡,dépitl d!uhe.fèl~gt6nexclusive),n~ k. Íf9riè~t.:

Là se ï'asserhblërent} on poùri'àU d!~ é6Htto,},a,vQI9nt~; dé: mattres faibles et barbares~ les restes des lumières grecques et romaines et de tous ~cés'chrëttens'ihgénieùx) dont les idées particulières; étaient < rëpbussées tiorss'de~ l'Église, i parce: que, comme i'islamtsnie', eUe deVâit'tràYaiitèp à~l'Unité de ibi., Cependant deux< branches itnportahtes du'$avoir<ût du travailt humam purent se déployer v La médecmëfut'char~éoideiguérirlesihnr~itésdu'm~ côsme ) = et Gastronomie, {) d'intërprétëp: les i promesses~ ou les: méhàcës- que le 'ciel pôùvaitt nous faire'poùh Havehin; là inéde-cinedut~se'YOuera~ la-nature ~l'astrohomie.aux'j mathéma-tiques) et) parJa,.l'unëct'l'aU<rc étude furent encouragées.. Au reste ).sbuà des: princes despotiques-le'gouYernemeht fut' toujoùrsymalgréd'attehtion'cti la'. pônctuàlité'Ia plus grande,t une chose pleine! de t périls et il' faliait a. un* membre de; làt chancellerie autant de courage pour agir au sein du divan qu'a un guerrier pour livrer bataille {'l'un n'était pas plus sûr que l'autre de revoir ses foyers.

Les-marchands'voyageurs apportaient sans~cesseun~nouvcaui 1 surcroit d6 trésors ot'.de:connaissances{ l'intérieur du)pay8). depuis' l!Kupl)rate< jusqu'àHlndus\: offrait un' monde' at partt d'objets divers une foule dotpeUplades'eh guerre les.unesaveo~ les:aUtres, ;desf chefs' vaincus: et\Ya!nqueurs).hb. mottàieht!quet trop souvent sous.Ios~ypuiL le passage étonnant' dé-là victoire a't la~ser.vitude, de la'domtnation atl'esclavage~ et.inspiraient aux. hommes inteUigcnts' ies .réMexions les; plus tristes sur la) fra-gilité des choses de !a'tt)iTe< Il faudrait'avoir tout<ccla'et plus: encore devant'.les' yeux, danstochampde plus! vaste do! déchirements'infinis ot'de rcs--taurations: soudaines pour'être: équitable envers'les pontes dont~nous allons-parler, et surtout .envers' les; poètes~ persans ). can citacun conviendra quelles-révolutions dont nous avons iait.' le: tableau ne' sauraient passer.' pour un: élément! où le poëtÈ puisso'se nourrir, se développer et fleurir.. Qu'il nous soit donc: permis de déclarer~problématique le ttaut mérite des; poètes persans' de ta -prëmtcre~poque. 'CeUx~la, on ne doit 'pas non plus leur appliquer 1~ plus haute mesure il faut leur accorder hieh~dës'cnosës quan~d on les lit, et leur en pardonner beaucoup' quand'on'les a lus.'

)~ttdMpoMM.

Beaucoup de poètes së'râssérnbl~ ii Íi{(:oû"¡';dé:M¿hfu~îid:: on paric'de quàtrë'ccntsy qu~s'y hv~~ ~1'exèïcieè'de`=lètic~ art:Ët'cO!ntne,ën Orienta tout doit se subordônhe~ mer à des ordres supérieurs~ le'prihcelëu~p~ :prii1êe;' despoëtes~cimrgé de les examiner )'de les jug6~rager àUxtraVaUx(qUt convenaient au talent de chacun. Cette charge éfâit une des plus considérables de là'cour. Le prince des poètes était le mnustre de toutes les aHaircssciehiinques, Instoriques, poétiques; c'est par lui qUc les marques de faveur étaient dispensées a ses subordonnes, et; quand }t accompagnait la cbUr, c'était avec une suite si'hôhibreuse/dans un si grand' appareil~ qu'on pouvait le prendre pour un vizir.

TTradttt~M.

Pour que l'homme songe a transmettre aux générations fu-! turcs la connaissance des évéhemchts qui !e touchent de près, il faut qu'il soit) dans une certaine mesure, satisfait du présent' et qu'il ensente la haute valeur. Il commence donc par fixer' dans sa mémoire ce qu'il a appris de ses pères et il le transmet enveloppé de fables, car la tradition orale s'entlera toujours de contes. Quand l'écriture est une fois inventée, quand un' peuple eh devance un autre dans la manie d'écrire, alors hais-' r sent des chroniques, qui conserveht le rhythmc poétique) une i époque où la poésie de l'imagination et du sentiment a disparu depuis longtemps. Les derniers âges nous fournissent de mé-moires détaillés, d'autobiographies, sous diverses formes. En Orient, comme chez nduS) on trouve de très-anciens do-cuments d'une culture universelle vraiment remarquable.' Quand même nos saints livres n'auraient été mis par écrit que plus tard, le fond repose sur des traditions fort anciennes, et! i l'on ne saurait les apprécier avec trop de reconnaissance. Cet Orient moyen, comme nous pouvons nommer la Perse et les; ¡ pays circôh~bisms', combien de cliôses ne vit-il pàs'naitré' a clfaquc'môment~qui se conservèrent ~mà~ tôüles lës :déVë`s= tatmns'et tous tes ~echircn~ êilfj i'lÍ~é~Í'lifHè}pÓti¡i, avàh-cer la culture de ~grandes 'côntréesY qu'elles '"ne soient pas soumises'aûn seul ni attre,'mais qhelles sûién~ plusieurs) ce même ëtat'n~est~pas\mô{hs~ ia' 'co~se~Vg~ tion en~ énëty ce qui périt 'dans un' lieu peut se~maihtenir dans un autre' ce qui est banni de cet asile peut trouver ailledrssôhTefugë. ~.< l)ecet<e~anÏ6re,!niaIgM tëà'VdéstrlÍètiÓri~;è"t:: tÓUs:'ies raYagès; à pu se conserver dës'àncièns~émps n~aitites'copies, que l'on a trànscritësourëho~Yelëes d'époque en ep~ Nous trouvons} par excrnptë', que sous Jesdedscinrd ) le~derhiër des Sassanidés/tmehistoire de l'empiré fut'ëcritè~.cômposemblablë)[neht t d'ànciëhhës chroniques pareilles & celtes qu'Âssuerus se fait lire pendant ses insomnies, comtne hbus le voyons dans le Jtivrè d'Ësthërt il s'est'conserve des côpies'dè ce livre~qùi porterie titré de Bastan' Nàmèh en éfrët, quatre cents ans plus tard sous MansoUr 1"~ de la maison des' Sàma-nides,' un 'rémahi6met)t en est entrepris; mais il reste incom-plet et là dynastie est renversée par les' Gaxnevides. Cependant Mahmbud, deuxième prince de cette race, est anime du'memc zèle, et ~distribue sept .parties du Bàstah'Kamch entre sept pnëtes de cour. C'est Ansari qui réussit a satisfaire le mieux son maître; il est nommé roi des'poètes et chargé der toute l'entreprise; Mais .lui adroit et nonchalant, il sait reculer l'ou-vragé, et voudrait bien arriver sans bruit à découvrir une per-sonne a qui il pût remettre ce travail.

FeMtowey.

(Mort en toM.) L'époque importante 'de la poésie persane a laquelle nous sommes parvenus nous donne lieu d'observer'qu'il ne saurait se développer de grands événements, a moins'que certains penchants, certaines idées, certains projets, semés isolément ça h En g~nërat, on doit faire sonner t'n dans les noms tels que Bastan, Ansari, J Envêrt, etc. ,1 t

tD~VAN.

.'638 tetl~sans,cohésion ) ne :s'aglteht' et 'ne se < développent em st-lence, Jusque tCe!qu'ennn\Une;actbn)ge~ ~.imu~taHé~:se déploie it6t ou tard i~A ce pomt de vue) il e~t assez 'remarquable <qUe,dànslciten~psm6medùun:pUtssantpri~ f ~£ ïës-- ~i&ureriUneltttératUrenationale,€tor~gtnelle~lenls.~ .nier, ~Tus, ~appropriait} des6nc6té, un exernpIaire.du.Bastan tNameh,)et;consacrait av~c ardettr'A ces.etudostle beau talent qu'il a\àit'ï:e~u'de!a'hàtur6. :>

Dans !e dessein de porter plathtè contre tie lieutenant/de~ 'prôYincQ)tau~s~et.de:qu~elque vexation~ cOur:' Il fait longtemps des efforts inutiles pbhr,;arrn'cf tjûsqu'~}Â!Hsari, .et pouratteindre,aon'buttparj'entremisetdecetpërson~~ Ënnh ~quelques (nmos, heureuses :et ~pIeinM .de :sens~ .débitées al'iniprômptu/le'fbnt'conhaitre'au'roi destpôëtcs/qu~ inant cohftance .eh son-tatent) Je recômmantie, ot ttui~iaittdon-- 'ner lacommissiond'exécutër.Ie.grand.ouyrage. FerdoucycOtï)-- ~menceJe Chah Nameh' dahs.des~circôhstancës)iaYorahlos. Au ~début) i! est s~njsaniment récompensé en .délai! i mais,'apros uh .travail de trente année~) là royale largesse ne répond nullement a son attente. Le coeur plein d'amertume.'ii quitte.tacouretti tmeUrtdansfio temps mëme~où le rot.seressouyjieht de lui avec 'faVeur.:Maltm6ud lui'survit .a .peine une ,ahnce~, pendant-Ia-tqùclle le vieux Essedi~màitrc de)Ferdoucy~ achevé ehtièr6!nent ~leChahNamch.

Cet ouYrage~e'~t un !monumeht national important~.sérieux, .mythique~ et histot'ique~oùfl'origine~'Ja'.Yie, fles~actions destan-ciens héros sont'recueilHes.. Il.ser<;pporte;âux temps anciens:et modernes aussi le caractero.proprcmentthi~toriqUc-sc produit-il davantage vers la fin 1 cependant les fables d'autrefois nous transmettent sous un voile maintes~vérités traditionnelles de la plus haute antiquité.

.Fetdoucy.semhle.pariaitement ~ualinéjpour ce .travail) en ce qu'il s'attache avec passion .a ce qui .est ancien .et vraiment.na-ttiona!).et,que,sous le rapport du !angage,.il attaché d'atteindre ,& la pureté.et a.Ia vigueur .du ~vieux ,temps,.en s'c~prcant .de bannir les mots arabes et de respecter l'antique pchivi.

i. Letùre d~RoK.

.tBt~tt.

t'<' .(Mph'tn~M:~ n)étuata'~Yrus~lnocé~ d'educatidh~étm~e.~uspectepoùrsatcivtlisàtt~ Ayant vu~ comme il ëtait assis a la porte du collège, un seigneur passer a cheval avec'une suite màgnmqûë, et ayant appris, a son grand étohhèmëht/que c'était un poëtc de cour~ itr~solut~etpàfventrtà'.une/aussi.~hâùtetfortuhé~ Uii~ poëÍne; écrit pendant !a nuit, quitlùi gagna la faveur~du 'pnnee) nousia ;ët~'cobserv~i~< 't!

.Oëtpoëmé:etd'autre3/.qu'6h)hous~à{aitcohnat(M~r~ ûn esprit serein, .doué 'uhe ) prudence i ihGnie,( d~une ) heureuse et .vive, pënëtraMon~U domine -une mâtiere<immense~{iLYit dans te: présent, et,'d'écolié~ <;u'ii ëtait,'devenu souaain courtisan, tit se montre un ihbre~pahëgynste~èi .trôuYCJ qu'il ? n'y a point de meineurmétierqùedëcharmerpàr~alôuànge tes hommes avec lesquels on'Ytt.~Prmces~Yizirs/noNes et bëlies femmes, poètes et musiciens i! décore chacun de 'ses étoges;' et it' sait, pour l'appliquer à chaque:personnage, tirer quelque'ornement des trésors du vaste univers:

Aussi ) ne tpouvons~nous trouver équitable qu'âpres tant de siècles :on'lui'fasse~un crime:des'relations au mitieu desquelles il a vécu et tiré parti de son talent. Que deviendrait le poëte, s'il n'y avàit'pasfdes~personhes 'nobles,puissantes,'sages, actives, belles,)habiles,:dont)les'nïërites 'puissent Jlc'diarmër? -n 's'y attache, comme la vigne, a'l'ormeàu.'comme le lierre a'ia 'mu-rail!ë;ipour;Técréer ses~yeux et 'son tcœur.iBtamerait~on~un joaillier quhpasse M.vië'acomposer~ave&lesjoyàu~ dos deux Indes, une magnifique parure pour des thomhtos'excettents? Kxigerait-on de lui qu'il se fit paveur) métier assurément très-utile ?

Mais~ si bien que notre poète fût avec la terre, le ciel lui de-yint'fune~teJII avait'prëdit qu~a'un certain'jour,'une tempête en'royab!e<raYagerait<le'pays:<cettë prédiction soiennëlle, qui avaittémudopeuple, ne's'accomplit pas, et'ie cttàh tui-~menic fui'inc~paMetde'protegerson'~avori~contre'l~ndignâtion'gén'o-raie de la cour et de la ville. Le poëte prit lafùite.'Il ne'fut

DIVAX.

'€40 même préservé dans une province éloignée que par la fermeté d'un lieutenant qui I'aimait:'Cëpëndaht l'honneur de l'astrologie peut être sauvé, si l'on àamèt que ta conjonction de .tant de ,planetës annonçait la-venue de Gëngis-Khan;i'qui'devàsta la Perse plus que n'aurait pu le faire aucune tempête. KtMunt.

(Morttn HM.) :}.

Espntdéitcàt~ doué de qûantésémmentes. tout com }i'erdoucy épuisa l'ensernbte des traditions héroïques,~ Nisami choisit pour objet de ses chants ce qu'il y a de plùsfcharmâht dans les etïets réciproques du 'plus' tendre 'amours!! met eh scène MedschnôUh et' Leila) Khosrou et'Schirih), couples d'a-mants, destinés/dévoués sans réserve l'un H l'autre par~e'pres-sentiment) le sort; lànature, l'habitu'de, l'incitnatidn, lapassion, thais séparés par !e caprice, t'obstinaiioh;e hasard, !a?force et la contrainte; réunis de nouveau d'une facbn:tout aussi sihgu-liere, pour être enfin,' par tel ou~tel événement, arrachés des bras l'un de l'autre et séparés pour jamais. L Ces sujets et la manière dont le poète les traite éveillent chez nous une langueur idéale; nous ne trouvons jamais le conten-tement paisible; le charme est grand) la Yàriété.ihunie.

Dans ses autres poèmes, qui ont pour objet immédiat la mo-rale, respire; également une aimable sérénités Qùoi qu'il puisse arriver à l'homme d'embarrassant, le poëte ràmèneStoujours le cas a la pratique, et il trouve dans une activité'morale là meilleure solution de toutes les énigmes. t

Au reste, il mene~conformément à ses occupationstrahquilles, une tranquille vie sous les Seidjoucidës, et il est enseveli dans sa ville natale de Gendschc..

mteheltt-<-dd~Mwt))H<.

(Mort en t t6t.)

Il accompagne son père, qui) par suite de ses démêlés avec le sultan,s'cst éloigné de Baikh pour faire; un long voyage. En chemin, ils rencontrent Attar, qui donne au jeune homme un livre de mystères divins, et lui inspire une vive ardeur pour les saintes lettres: < l

DtVAH.

Sur cela tl faut rei~arquer que le vérhable poëte a pour hus-siph de réfuter eh lui la maghtncence de l'univers, cohsëquent/il sera ioujô~rs plus dtspM ;,11' s'ensuitqu'ilcherchc a découvrir l'objet le~~p~qu'il a, tout passé en revûe~ il coh~~ talent & la louange de Dieu. C'est la surtout un pressant besoin pourlesOr!entaUX) parce qu~lsàsp~ *o~jÓ*i(ati:t~âriscèh'dentalt ëtqu'iis'crbient letroUvériëns~ ,en.Uère' plénitudè dans la contemplation de la divinité la~i dû mbms/qUël que soit leur langage~ personne h'pse tes accuser'd'exagération. Ce ;qu'on appelle .le rosaire màhbmétah,ô~Ï~ nom d'Allah est magniné avec quàirc-vihgt-dix-heuf qualités, est dëjà une de ces litahies d'adoration et de IpUanges~Des qualités positives et négatives désignent l'être le plus incompréhenstbie~ l'adorà-teur.s'étohhC) se résigne et s'apaise; et) tandis que le poète mondain attribue a des personnes excellentes' les. pcrfechohs qu'il a rêvées) celui qui s'est voué Dieu se réfugie dans l'être impersonnel qui) depuis l'éternité, pénètre toutes choses~ Àttar s'était donc enfui de là cour pour se livt'er a la contem-plation) et Dschelal-eddin, jeune homme riçl)e, qui s'étpigha aussi dans le même temps du prince et dé ta capitale) fut d'au-tant plus disposé à s'enflammer pour les études profondes. Son pèlerinage accompli) il traverse l'Asie Mineure avec son përe. Ils séjournent a~ Icône. Là i!s enseignent) ils sont ppUrsUi-- YtS) chassés, rétablis, et i!s y~sont ensevelis avec Un de leurs plus fidèles compagnons~ d'enseignement. Dans l'intervalle, Gengis-khan avait conquis la Perse/sans toucher au lieu tran-quille de leur séjour.

Apres ces explications~ on ne fera pas un crime a notre grand poète de s'être plongé dans des idées abstraites. Ses ouvrages sont un peu mêlés;h!storiottcS) contes ~paraboles légendes, anecdotes, exemples, problèmes, il met tout en usage, pou'' faire accueillir uho mystérieuse leçon, dont il ne sait pas lui-même donner uncexplicàtion claire. L'enseignement, l'édifica-tion, est son but; mais, en somme, il s'efforce de satisfaire~ pu du moins d'affranchir~ par la doctrine de l'unité, toute aspira-tion passionnée, et de faire entendre que tout finit par se pton-ger et se glorifier dans la nature divine.

GOETHE.–t J M

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