‹ Œuvres de Goethe. Tome 1Chapitre 103 sur 109 · DE TOUTES LES RUSSIES · texte numérisé non relu

DE TOUTES LES RUSSIES

Aussi longtemps que dureront les éléments dont se compose le monde, puisse l'illustre femme du palais de la grandeur, l'écrin de la perle de l'empire, la constellation des astres de la souveraineté, qui a porté le brillant soleil du grand empire, le cercle du centre de la souveraine puissance, le palmier du su-prême pouvoir, puisse-t-elle être toujours heureuse et pré-servée de tous les malheurs !

Après avoir présenté mes vœux les plus sincères, j'ai l'hon-neur d'annoncer que, par l'effet de la grande miséricorde de l'Être tout-puissant, les jardins des deux hautes puissances ayant de nouveau produit des roses fraîches et belles, et tout ce qui s'était insinué entre les deux nobles cours ayant été mis à l'écart par l'union et l'amitié la plus sincère, en reconnaissance de ce grand bienfait, tous ceux qui sont unis avec l'une et avec l'autre cour ne cesseront pas désormais d'entretenir des rapports d'amitié et des correspondances.

Aussi, dans ce moment, où Son Excellence Mirza Aboul Hassan Khan, ambassadeur à la grande cour de Russie, va se rendre dans la capitale de cet empire, j'ai trouvé nécessaire d'ou vril-la porte de l'amitié avec la clef de cette lettre sincère. Et comme c'est un antique usage, conforme aux maximes de l'ami-tié et de la cordialité, que les amis s'adressent des présents, je prie que l'on veuille bien accepter ces ornements, les plus agréables de notre pays. J'espère qu'à votre tour vous rafraÎ-chirez par la rosée de vos bienveillantes lettres le jardin d'un cœur qui vous aime infiniment, comme je vous prie de m'ho-norer de vos ordres, que je m'offre d'exécuter avec le plus grand empressement.

Dieu veuille garder vos jours sereins, heureux et glorieux 1

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