V. — Croissance
Gentille petite enfant, tu courais avec moi aux champs et aux prairies, dans mainte journée de printemps. « Une fillette, mi-gnonne comme toi, je voudrais, avec de tendres soins, la bénir comme père, et lui bâtir une maison. »
Et lorsque tu commenças à observer le monde, ton plaisir fut le soin du ménage. « Une sœur pareille et je serais tranquille ! Comme je pourrais me fier en elle, elle en moi! »
Rien ne peut désormais arrêter sa belle croissance ; je sens dans mon cœur les brûlants transports de l'amour.... La pres-serai-j e dans mes bras, pour calmer mes douleurs? Mais, hélas ! il me faut maintenant voir en toi une princesse; tu te montres à mes yeux imposante, inaccessible : je m'incline devant ton regard qui m'effleure.