‹ Œuvres de Goethe. Tome 1Chapitre 25 sur 109 · VI. — Provision de voyage · texte numérisé non relu

VI. — Provision de voyage

Il fallut me désaccoutumer du feu de ses regards ; ils ne de-vaient plus embellir ma vie. Ce qu'on appelle destin ne se laisse pas attendrir : je le sais bien, et je m'éloignai troublé. Dès lors aussi je ne connus plus aucun bonheur ; je commençai d'abord à me désaccoutumer de telle et telle chose, jusqu'alors nécessaire : rien ne me semblait nécessaire que ses regards. Vins généreux, chère variée et délicate, le confort et le som-meil et les autres jouissances, la compagnie même, je l'écartai, en sorte qu'il me restât peu de chose.

Et maintenant je puis en paix courir le monde : ce qu'il me faut, on le trouve partout, et je porte avec moi l'indispensable..., l'amour !

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