‹ Œuvres de Guillaume de Machaut (volume 2)Chapitre 13 sur 61 · Voy. un cas significatif chez Froissart, Espinette amour · texte numérisé non relu

Voy. un cas significatif chez Froissart, Espinette amour

v. 2452 ss. et Prison amoureuse v. 383o ss.

7. En dernier lieu, c'est un rondeau (rondelet, v. 4105 et 41 14), dans la forme la plus simple, celle du « rondet de carole » du xme siècle : AB a A ab AB. Comme tous les rondeaux de Machaut, celui-ci est isome'trique, à rencontre des rondeaux plus anciens'. C'est la forme préférée de notre poète : elle figure dans les deux tiers des poésies de cette catégorie.

Outre ces pièces, qui sont toutes mises en musique, nous en avons deux sans accompagnement musical.

8. La première est une prière à douze strophes de douze vers dont la formule rythmique est la suivante :

as a8 as a8 a8 b4 a8 a8 a8 a8 a8 b4.

a varie de strophe en strophe, b présente partout la même rime. Ce n'est, à notre avis, qu'une variante de la Complainte. On comprend, dans ce cas, pourquoi Machaut ne l'a pas mise en musique.

9. L'autre pièce sans accompagnement musical est un refrain (v. 35o2-3) :

Dieus, quant venra li temps et Veure Que je voie ce que faim si ?

L'idée exprimée dans ces vers paraît fréquemment dans nos refrains du xme siècle, quelquefois sous une forme qui ne diffère pas sensiblement de celle-ci 2, et l'usage que Guillaume fait de ce passage (commencement et fin d'une chanson qu'une dame chante en dansant) répond bien à la définition du « refrain » comme

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