‹ Œuvres de Henri de Régnier (volume 2)Chapitre 27 sur 168 · FIN DE JOURNÉE · texte numérisé non relu

FIN DE JOURNÉE

Ma tristesse a devant soi, Comme au temps de ma jeunesse, Le ciel au-dessus du toit Par la vitre où le jour baisse.

Dans la maison pas de bruit; Je n'attends rien ni personne; Et quelque chose m'a fui...

Je suis seul et c'est l'automne.

Le silence semble mort

Où j'entendais jadis rire,

Au fond du bois d'ombre et d'or,

La Faunesse et le Satyre,

Et, dans leurs roseaux distincts, Murmurantes et lointaines, Se répondre, échos lointains, Les flûtes et les fontaines !

Page 1