STROPHES
J'ai tant regardé ce visage
Délicat et délicieux,
Que je connais le paysage
De votre bouche et de vos yeux;
Je sais l'attitude diverse De votre corps couvert ou nu Quand il s'accoude ou se renverse Aux coussins qui l'ont soutenu;
Je sais ce que le rire ajoute Au charme de votre beauté, Et sa grâce lorsqu'elle goûte La tendresse ou la volupté;
LA SANDALE AILEE 155
L'odeur de votre chevelure Et le parfum de votre peau Ont en mon souvenir qui dure Un arôme toujours nouveau.
Vous êtes les mots d'un poème Dont le sens caché transparaît; Mais de la strophe de vous-même Le rythme demeure secret.
Et, si je cherche votre nombre, Il me semble, ô beauté, tout bas, Que j'entends s'effeuiller dans l'ombre Des roses cpue je ne vois pas.