PAYSAGE
On voit, de cette place, entre ces deux pins verts
Dont Técorce est vermeille, La douceur d'un beau ciel au-dessus d'une mer
A son azur pareille.
Les hauts arbres égaux que balance le vent,
En leurs fines aiguilles Laissent pendre leurs fruits, écailleux et vivants,
Ainsi que des coquilles.
Dans le flot invisible et transparent de l'air
Elles baignent, bercées, Tant le ciel semble bien continuer la mer
Jusques en nos pensées
Où se confond, avec le murmure marin,
De la vague à la grève, Le doux, le long soupir que fait, parmi les pins,
La brise la plus brève...