‹ Œuvres de Henri de Régnier (volume 2)Chapitre 62 sur 168 · PAYSAGE · texte numérisé non relu

PAYSAGE

On voit, de cette place, entre ces deux pins verts

Dont Técorce est vermeille, La douceur d'un beau ciel au-dessus d'une mer

A son azur pareille.

Les hauts arbres égaux que balance le vent,

En leurs fines aiguilles Laissent pendre leurs fruits, écailleux et vivants,

Ainsi que des coquilles.

Dans le flot invisible et transparent de l'air

Elles baignent, bercées, Tant le ciel semble bien continuer la mer

Jusques en nos pensées

Où se confond, avec le murmure marin,

De la vague à la grève, Le doux, le long soupir que fait, parmi les pins,

La brise la plus brève...

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