‹ Œuvres de Henri Heine (volume 4)Chapitre 10 sur 81 · LIED DU PRISONNIER · texte numérisé non relu

LIED DU PRISONNIER

Quand ma grand'mère ^ eût ensorcelé la Lise, les gens voulurent la brûler. Déjà le bailli avait barbouillé maint grimoire, mais elle ne voulait pas avouer.

Et quand on la jeta dans la chaudière, elle cria à l'assassin ! Et quand monta la fumée noire, elle s'envola comme un corbeau.

Ma petite grand'mère au plumage noir, oh ! viens me voir dans ma tour ! Viens, vole vite à travers les grilles et apportemoi fromage et gâteau.

Ma petite grand'mère au plumage noir, oh ! puisses-tu empêcher seulement, que demain, quand je me balancerai en l'air, ma tante à coups de bec ne m'arrache les yeux !

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