‹ Œuvres de Henri Heine (volume 4)Chapitre 34 sur 81 · A J.-B. ROUSSEAU · texte numérisé non relu

A J.-B. ROUSSEAU

Ta pensée amicale entre dans ma poitrine et franchit le seuil obscur de mon cœur ; j'éprouve la fraîcheur d'un magique battement d'ailes, et les figures de la patrie me saluent.

Je revois le vieux Rhin qui coule ; montagnes et burgs se mirent en ses flots bleus ; les grappes d'or scintillent et les fleurs resplendissent sur les collines qu'escaladent les vendangeurs.

Oh ! je voudrais aller vers toi, ami fidèle, vers toi qui me restes attaché comme au mur en ruine s'agrifïe le lierre vert !

Oh ! je voudrais aller vers toi et écouter tes vers en silence, tandis que chanterait le rouge-gorge et que les vagues du Rhin m'empliraient de leur doux murmure.

1 Professeur d'histoire à l'Université de Gœttingue, dont Heine reçut les encouragements. (Note des éditeurs),

^ Poète allemand de second ordre. Il finit, beaucoup plus tard, ses jours à l'hôpital. (Id.)

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