‹ Œuvres de Henri Heine (volume 4)Chapitre 40 sur 81 · FEUILLE D'ALBUM · texte numérisé non relu

FEUILLE D'ALBUM

J Fritz Steinmann ^

Les méchants ont le dessus et les braves succombent ; on

' Le 1 8 Octobre 1 8 1 9, les étudiants libéraux et patriotes de l'Université de Bonn, voulant célébrer l'anniversaire de la bataille de Leipzig, se livrèrent à une manifestation aux flambeaux sur la plus haute des sept montagnes qui entourent la ville, le Drachenfels. C'était la répétition en petit de la retentissante cérémonie qui, deux ans plus tôt, avait eu lieu à la Wartbourg. Heine y prit part, non sans un peu de scepticisme, semble-t-il, et fut même, pour ce fait, traduit, avec dix de ces camarades, devant l'ai'éopage académique. (Note des éditeurs).

^ Camarade de Heine à Bonn. Il a laissé sur ses relations avec Heine un livre plein d'assertions inexactes et qu'il faut sans cesse contrôler. (Id.)

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préfère aux myrtes les maigres peupliers que le vent du soir secoue violemment ; à la lumière sereine, on préfère la flamme qui vacille.

En vain tu laboureras le Parnasse et feras foisonner les images et les fleurs ; en vain tu te débattras jusqu'à la mort, si tu ne comprends pas qu'il faut caqueter avant d'avoir fait l'œuf.

Tu dois savoir également donner de la corne comme un taureau au combat, écrire des libelles pour attaquer ou te défendre, sonner et resonner à tue-tête de la trompette.

N'écris pas non plus pour les siècles futurs, travaille pour la plèbe ; que le trait à effet soit le levier de ta poésie, — et la galerie bien vite te portera aux nues.

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