‹ Œuvres de Henri Heine (volume 4)Chapitre 41 sur 81 · A ELLE · texte numérisé non relu

A ELLE

Les fleurs rouges, et les blanches aussi, qui fleurirent un jour de mon coeur saignant et meurtri, j'en ai composé un bouquet superbe pour te le donner, ma belle maîtresse.

Sois accueillante à ce témoignage fidèle ; je ne veux pas quitter ce monde sans te laisser un legs d'amour. Pense à moi lorsque j'aurai trouvé la mort !

Mais ne me plains jamais, ô ma maîtresse : ma douleur même a été digne d'envie, puisque je t'ai aimée et portée dans mon cœur.

Une félicité plus grande encore va bientôt m'échoir : comme un ange gardien, je planerai au-dessus de ta tête et soufflerai dans ton cœur un salut de paix.

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