‹ Œuvres de Henri Heine (volume 5)Chapitre 2 sur 6 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

mains, qtti étaient couvertes de gants ; mais les ongles avaient poussé et percé le cuir des gants. Le caveau avait été solidement muré avec du marbre et de la chaux. Pour y arriver, il avait fallu briser une ouverture. Au moment où Ton y entra,, pn sentit Une otfeur très forte. Tous plièrent aussitôt le genou , et témoignèrent leur respect au mort. Othon lui mit une robe blanche , lui coupa les ongles, et fit remettre en état tout ce qui était devenu défectueux. Aucune partie des membres ne s'était décomposée , à l'exception du nez dont la pointe était cassée. Othon y fit remettre une pointe d^or : puis il prit rdan» H hhwhB: 4ib liiU^tre mort une deni , fit milre^ de hcruvêau lé caveau, et s'en fut. La naît suivaaite ^ Cliarlemagne , dit-on, lui apparut en soiige/ et ktinannoiica que lui , Othob ^ ne vivratt pas ikii^^temps y et ne laisser aîlS pas id%ériti€rs(. »

Voila ce que racontent les imdiU0n$ dMfg" mmtd^; m^i^'cë ty'iest pas te seul eicemple de cette e^^èeé.^ jC'eit aîi^i qtiè virtre réi Firati^

PR15FAGS. T

cioift W fit ouTrif le tahibeaii dû céièbreKohtid: pour juger par lui-même si oe-ftéros aiaktété autssi grand que les^ poètes voulaieiit bim le dke. C^ se piis^a qudqiie t^ps:avan:t là ba^' tailk ite Pavie.

. Étrange et horrible curiosité iqm pousse sôuvent les hommes à porter leara 'regards 4àii$ les trasbeamtkiapassé ! Cela asiirveà d^ périodes eitraordinairas , \ la» an- d'une époque acoèflqpMfi » ou ImmédiàtèineiitlâYaiit une ^ca* taatr^^e. Nous avons vu de notre temps- ;u»

£îât sflAnUaUe : ce fitt un g^nil souverain ^ lé peuple fiançais 9 qui eut, mi bcàa matin, la Cauultttte d'ouvrhr la tombe du» passé, et dé coBttdémr , à la dUrté^ dm jour, les ^8iècles depub l(mg*temp8 expirés et oubliés. Il ne aMU^pa pas de sa vans fossoyeurs qui se mirent à l'iriiiTre avec peUes et pioohes , pour enlever les décombres et brisée l'ouverture desvxiûfees* On sentit une odelir:fbrte, nn^halitgoÂt gothique qui àffibcta fort agréablement les xièz blasés sur les parfoms classiques. Les écri*

YI VKBeûCW,

yhmd&Bnçah %^9f^9momVktent resp«ctti#Mt^ tneuk dcivadiA le moyen- â^ exhumé; (i'uiv h^ past» teiie relb# neuve , et l'autre lai fit les oaiglés:; un troks^DM h» mk rnie pièce hem^ au nez : ensuite survinrent quel({ueÉ^ poëtes^^i lui. afrackèmnt leg dent», Mut èêmmr^àtoit

ii'«tB^tiinîBoyén^âge»-t^il' àpfmn ém wéngi à cesœrracèieui». àê dents eli revtmii^acteuffc du nés l kutfaKt4Lp9éibtla>fiiiï prochaine db souYcmneié wmantique? Gestoe que jîpwlr«^ Mon but 'ptineipal , en parlant ^ eefe éfélM^ ment dansi bi littérature fpianioaiM y «st fea«^ Iment de déclarer <pie> je n'ai pae>enl»^^ &*onder directemjearî ni indirectement, qiittid j'ai parlé , dans^^oe Irvre, eiK te^es un^ pett dims y dhiq fidt semblable qui s'^K^pwfé^eia Allemagne^ Le»écdivaips>allemandiquii!itde^ vèvènt l»moyeo4gê se pMpmaieiHPun aulm butiylcMnjBîe on te verra dtasa^ ces pigw/, ci l'effet qit^& poreM produire sur 1» girai»de: masse compromit h liberté et le bot Aeur dm

PMédàCB. ' tir

ma pdirit . L«t éciéii^i M * frâVMUÎs ii -etir et¥l eu to«è;:eefi qiM des itOsérèU wAMwfami et kr paUîe firançâié ne tcniiat cpie swiisfsîire M cu«^ BÎbâté; Le ]^Ia9 gmnd wMd^re n^dSte^iwgwder dtas le sipalcrâ du pfsié qo^^ de^seUi^ d'y ebesmbef un cciiimnH^ nitéi^essdM petit \0f e^v* né^«b Jj^BMide du go^Mcpif n^étatil^efi Ffmti^^ qu'une mode , et ne servait qu'à reliliuMir £s( jam dfijs temps portefiis; Oti tab^ iflMtef èes dbevcœc ém lehguôs: bovclës' de qioyei^âge'f raobr il suffiti d'une observatiob i^ttaite à» c j M fiii | tt P «pâ Yoitf dk qu|^ «dtt va mal , pMr qu'en se fesse abafctrer ém mÂtÊne^ cùvsp de ci^ seaiuL lar cheveiwre BDoyen^^^ étales iriiées qui s!y reltiichent. Héhst c'eM lou^ autré'dieseen^ AUemafne. La taiseit e^ est que le ineyeni^âge n'y est p» entîteeiBent mérj: «et déi^ompoeé comnie chez Vous. Le moyenne aHetni»iil ne^ gib point pcwrvi daiiÉ^siN» ton^ieau^ il est «m^ nentiaiHiBépair un méclianl^ÊmlÔaf e;îl apperate^ ati> milieu de iKMttKa^ kf pleine elp(t)^ da^ jout% et'Mce la ^e la pliis^ cotoirée de noli«: ooeur.

Yltl PRÉFACE.

Hélas ! ne voy^z-vous pat coodine l'AUema*gae: est pâlef el triste , ^t avec elle la j^inesse allemaade, naguère encore si joyeusCTciént enthousiaste ? . Ne voyezrvous pas le sang k la bouche du vampire {dénipotentii^re qui rér side à Francfort , et y suce avec une si horri^ ble et ennuyeuse patience le cœur du peuple allemand?

Ce que j'ai dit du moy^age s'applique en* core tout particulièrement a la religion de cette. époque. La loyauté exige que je dislin-: gue diei la manière la .plus nette le parti qu'oaappelle ici ; oitholique »* de ces misérdbles^ drôles qui portent le: même nom en Alloma^^ gne. C'est de ces derniers seulement que j'ai parlé dans ce livre » et en termes . qui m'ont paru , il est vrai , beaucoup, trop. doux encore. Ce tont les ennemis de ma pairie > reptiles > d'une hypocriùe imolente et d'une invincible lâcheté. Cela siffle a Berlin» cela. siffle àr Munich ; et , pendant que vous vous promenez tranquillement sor le boulevart Mont- >

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