‹ Œuvres de Henri Heine (volume 5)Chapitre 3 sur 6 · PROPAGE. IX · texte numérisé non relu

PROPAGE. IX

martre , \ou8 «entez sdudain la moi'sttre au talon. Mais nous lt|i écrasons la tête au Tieux serpent. €'e$t la milice tin mensonge , ce sont les faâiilîers de la sainte^llianiÈe , les restau* rateurfif dé tontèîi léd misères; de tdntes les horreurs^ de toutes les folies du pas^! A quelle iia^mense distance d'eux se placent les hommes du parti catbolique d'ici, dont les chefs appâirtiennent au^ écrivains ks pkis rem^rqua- Mes de la France ! Quoiqu'ils ne soient pas nos fi^èMs d'armes , ik combattent pourtant pcmr les ffiiêïlÉeis iiltéiirèls que nous , pour les intérêts de Itiumanité» C'est dans cet amour commun que irons sommés unk : nous ne ncms séparons que sur la question de ce qui doit le mieux srervir l%umanité. Ils croient , eux , qu'elle n'a besoin que de consolation spirituelle; et nous pensons, au contraire, nous^ que la satisfaction corporelle lui est avant tout nécessaire. Quand le parti catholique français, méconnaissant sa véritable signification , s'àniionce comme le parti du passé , comme les restau^

i^ateuTft à^ la foi 4es yî^ix tçmps ^t ismhis €l«'fo»» le protéger contre ses prOplres* a^^Mién^. hei dix-huitième sii^ele a^si- cdmpMteodent^ écr^asé le catholicisme eil France 4[Vk% l'a; prellq^ïë laissé sans 8Î|pie de vie, ^t qu^ eelui qui veut példblir chesK voui le^datlMiEoisme ^ à l'sw d^mi homme cpl ptrêcUe une tteU^Mr fo«ite' »0<ir velle. Par lall^rartce ,? jî^jntend^ Farisiie* «qiIv pas la proyineé'j ei^ ce cp:ie j^me la pro^iM» importe aitsisî peu <|ia<e ce^é nos^ jaià^es' peià*-* sentie €'eetlat£tQqi^<^ lis siège de née fWi^ séi^s. On ^'a dit que les Fi^»ôaHt pro^tiauxi étaient boQs qatholiqpesS- je ne piiis-l'affîmier ni le nier. Les gens que j'ai -tîTOWyés en pi^q^vince me' faisaient l'effet des boroes mUliaires^ qui portent i^sciit^rj^? froilt le^r< éloîgnement , plus ou mp^ns grande 4^: La capitale*. Les fenmaes y cherchent peut^êtr;e dans le caT tholicisme u&e consolation au chagrin de ne^ pouvoir: yi^r^e à Saris. A Paris meine^, le^ca* tholicisme n'a plus existé défait depuis la ré- Yokition, et, long-temps awparavant, il y

siviât perdu ^toùle mforlaM^e vécdie. Il «e tensLA aux aguets da»s iès pectine des églises » Uqpi epaune ^me ai^aîgnée , et bondissait précis piuimiqeiit faoïs de sa ratraUe <{uaiid M pou. valt saisir un enfant am berceau; on un ^^ieillavd au cercueil. C'jétàit^eulement à^cesdeux périodes de la'iôe , quluoid il arrijvaîi au inonde et (fuand il lé quittait , que le Français tombait sous la main du prêtre ehréti^. Pendant tout VeBfSiCp intermédiaire , il appartenait à ia raison et mit de i'eaa-bénîtè et des saimteshjifies. lEst^ce donc là , dites-mpi , le nègne du ç^l^iG^îiciaii^ 1 Cmt parce ^u'U étak com^ pl(&t^|ii§fit j^télnlt ^ Fjr^npe , .^u'îl a fw , aons hosés %}fMl M Chwh^X 9 âttimr à soi par r^t^lût 4e Ja QiQUV^uté ^nelqn^s écrits dé- |î^tériBi$s|és, J^^ c^^lâ^it^me é|jiit alars içud-

^^ çh9§^ é mPm » ^i n^(, h inatft^ndu ! La I^Ug^ofli q^i régniiit «y^nt ^ce temps en France éKSi\%M mj^thM^gt^ dlasaiic|u«, et cette belle religiiNi ayjpiit été prêckée a^ac un tel suecès au jj^upiie ^ançaia » par »e% écrivai^is , aeç

XII PRBPAGE.

poètes et ses artistes, qu'a la fin du siècle précédent , la vie extérieure et intellectuelle en France portait tout^k^fait le oostume païen. Pendant la révolution, lareligion cla8sic[uefleurit dans sa plus énergique magnificence. Ce n'était pas là une singerie à la manière alexamdrine. Paris apparaissait comme la continuation naturelle d'Athènes et de Rome. Sous l'empire , cet esprit amtique s'éteignit insensiblement; les dieux de la Grèce ne régnèrent .plus que sur le théâtre, et la vertu romaine ne posséda plus que les champs de bataille^ Une nouvelle foi avait surgi qui se résuma dans un seul nom , Napoléon ! Cette foi règnq encore aujourd'hui dans la masse. On a donc tort de dire que le peuple finançais est irréligieux, parce qu'il ne croit plus au Christ et h ses saints ; dites plutôt : L'irréligiosité des Français consiste a croire maintenant a un homme au lieu de croire aux dieux immortels.

Dites encore : Les Français sont irréligieux, parce qu'ils ne croient plus à Jupiter , plus a

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