LIVRE XI
Dieu, chère Eve, crois-moi, plaindra notre malheur; Il hàlera les arls, dont les secours utiles •Rendront nos maux plus doux et nos champs plus fertiles, Jusqu'à l'heure où la terre, en ses paisibles flancs. Pour les rendre au repos, reprendra ses enfants. Nous, cependant, allons aux lieux où la clémence, De l'homme criminel adoucit la sentence ; Prions le Dieu vengeur, tombons à ses genoux; Par les cris du remords désarmons son courroux ; Pleurons, Eve, pleurons; que nos voix gémissantes, Du repentir sincère expressions louchantes , S'élèvent vers son trône : ah! même en nous jugeant, S'il a traité ses lils comme un père indulgent. N'en doutons point , nos vœux , notre ardente prière , Chère Eve , nous rendront sa tendresse première. »
Tandis que de ses maux il s'entretient ainsi, Â-dam verse des pleurs, Eve en répand aussi. Cependant tous les deux volent où la clémence , De l'homme criminel prononça la sentence; La face contre terre , ils tomiieut à genoux , Par les cris du remords désarment son courroux ; Et leurs ardents soupirs, et leurs voix gémissantes, Du repentir sincère expressions louchantes , S'élèvent vers le Dieu qui, même en les jugeant, Traita des fils ingrats comme un père indulgent.