LA CONVERSATION. CHANT III
Quand le fougueux Borée emporte leurs débris,
La rose qui se décolore, Belle encore au milieu de ses festons flétris , Seule nous plaît , et seule règne encore.
Ah! permets, ombre que j'adore,
Que dans les Cliamps-Elysiens ,
Entre tes amis et les miens, Par mes ressouvenirs j'aille jouir encore
De tes amiables entretiens.
Quand mes foibles talents commencèrent d'cclore, Il m'en souvient, de mon sort rigoureux Pour corriger la funeste influence , Ton honorable bienveillance Me pressa d'accepter ses secours généreux :
Aux offres de ta bienfaisance Ma fière pauvreté ne consentit jamais ; Mais, en refusant tes bienfaits, J'ai gardé ma reconnoissance.
FIM DU POEME.
LES GÉORGIQUES
DE