‹ Œuvres de J. DelilleChapitre 375 sur 413 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Demandés par des jeunes gens de Saiiil-Dic, qui donnoier.t une fête aux jeunes personnes de la ville.

Le printemps vient; que tout s'empresse A fêter l'âge des amours :

Peut-on mieux chanter la jeunesse.

Que dans la saison des beaux jours ?

Tout s'embellit par la jeunesse ; Pour nous le fer arme ses mains ; Elle eut ses fêtes dans la Grèce, Elle eut ses jeux chez les Romains.

Toi-même, à la tête des Grâces, Vieillesse, parois à ton tour; Comme l'hiver, chauffe tes glaces Aux rayons naissants d'un beau jour.

O toi, jeiuiesse séduisante,

POESIES FUGITIVES

Ne refuse pas son doux prix Au poëte heureux qui te clianle !

Tu peux le payer d'uu souris.

Si la vieillesse obtient pour elle Quelque jour les mêmes faveurs, Pour rendre la fête plus belle, Jeunesse, fais-en les honneurs.

Alors si j'y parois moi-même.

Honore-moi d'uu doux accueil ; Et que le chautre heureux qui t'aime Soit favorisé d'un coup d'oeil.

Ainsi la complaisante Aurore, Au front jeune , au regard serein , Permet que le soir se colore De quelques rayons du maliu.

IVIais qu'enlends-je ? une voix chérie Prête à mes vers ses sons louchants ; Ce lieu charmant est sa patrie.

Il a double droit à mes chants.

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